La visite des 4 musées administrés par le Conseil général du Rhône – Le Muséum d'histoire naturelle, le Musée de la civilisation gallo-romaine et le Parc archéologique de Lyon Fourvière, les Musées et sites archéologiques de Saint Romain en Gal et Vienne, le Château de la Poupée (Domaine de Lacroix Laval) – est gratuite pour tous, les jeudis.
Faut-il accroître les recettes ou le nombre de visiteurs ?
Dans le cadre d’une réflexion sur la tarification des musées et suite aux expériences de gratuité des musées dépendant de l’Etat –ils sont gratuits un dimanche par mois– le Conseil général du Rhône s’est interrogé sur l’attitude à adopter pour les musées dont il assume la gestion. Le débat se construit autour de la question de savoir si la culture, et notamment celle diffusée dans les institutions publiques, doit être gratuite ou faire des recettes. Le Conseil général du Rhône a tranché, en proposant une journée –le jeudi– gratuite pour tous en semaine. L’objectif étant de favoriser l’accès aux musées du plus grand nombre et donc d’inciter un nouveau public à s’y rendre.
4 musées sont concernés
Les 4 musées gérés du Conseil général du Rhône sont :
– Le Muséum d'histoire naturelle
– Le Musée de la civilisation gallo-romaine et le Parc archéologique de Lyon Fourvière
– Les Musées et sites archéologiques de Saint Romain en Gal et Vienne
– Le Château de la Poupée, sur le domaine de Lacroix Laval
Outre cette opération, destinée à tous les publics sans exclusive le jeudi, ces musées sont gratuits tous les jours pour les demandeurs d'emploi, pour les bénéficiaires du RMI et pour les jeunes de moins de 18 ans (sur présentation d'une pièce justificative).
Des effets probants en termes d’augmentation du public
Ce dispositif a permis au Museum d’histoire naturelle de doubler sa fréquentation le jeudi entre 1999 et 2000. Cependant, le dimanche garde sa première place alors que le mercredi est maintenant devancé par le jeudi. Une étude plus fine en cours analyse le comportement du public dans sa relation au musée et son attitude au cours de la visite. Les premières hypothèses cherchent à déterminer dans quelle mesure la gratuité a une incidence sur la régularité des visites, si elle permet aux visiteurs de venir plusieurs fois voir la même exposition (complément de visite), et enfin si elle modifie la structure socioprofessionnelle du public (les populations à faible revenu sont-elles plus présentes ?). Des résultats qui permettront, à n’en pas douter, d’alimenter le débat sur la gratuité des institutions et lieux culturels.