Les modes de gestion de l’eau dans l’agglomération lyonnaise : "Tous ensemble pour que l’eau vive !"
Synthèse.
Histoire des modes de gestion de l'eau dans l'agglomération lyonnaise à un moment où la question de nouveaux équilibres se pose. Quel est le juste prix de l'eau pour l'agglomération lyonnaise ?
Références(s) : Etude effectuée par Sandra Decelle pour la DPSA (Grand Lyon). Auteur : Sandra Decelle
L’histoire des modes de gestion de l’eau dans l’agglomération lyonnaise trouve son origine au cours du XIXème siècle. L’évolution des techniques a entraîné un développement irréversible du système de production et de distribution de l’eau potable. Dès cette époque, collectivités territoriales et entreprises privées ont conduit de gigantesques travaux que l’on ne peut que saluer. En 1969, la Communauté Urbaine de Lyon a hérité de cette histoire et des modes de gestion propres à chaque commune. Il a donc fallu harmoniser les contrats, le prix de l’eau (1969-1986) et poursuivre le développement du réseau d’eau potable. En 1986, le Grand Lyon a fait le choix de déléguer le service public de l’eau à la Compagnie Générale des Eaux et à la Société de Distribution d’Eau Intercommunale. En 2007, la question des marges bénéficiaires reçues par les fermiers, entre prix facturés et coûts de revient est en jeu. Cette situation a amené le Grand Lyon à faire appel, pour la première fois, à une médiation pour trouver un accord sur le prix de l’eau. En 2016, les contrats de délégation de service public prendront fin. Seront-ils renouvelés ? Au-delà des aspects contractuels, quelles sont les questions pratiques, techniques, financières qui intéressent les usagers ? Quel rôle la collectivité voudra-t-elle jouer dans le service public de l’eau ?
Sommaire
I – Au XIXème, un service concédé pour la ville de Lyon gage de réussite de travaux colossaux?
II – Des communes de banlieue organisées en syndicat pour faciliter les relations contractuelles
III – Naissance de la Communauté urbaine : « d’immenses problèmes à résoudre
IV - Le tournant des années 80’ : positions idéologiques ou pragmatiques ?