La multiplication des opérations d’urbanisme le long des fleuves témoigne d’une dynamique de réappropriation urbaine lancée il y a 20 ans.
Les plans couleurs sur les façades des quais de la Saône, puis du Rhône, de même que la multiplication des péniches habitées s’inscrivent dans ce mouvement.
Les opérations à venir : construction du musée des Confluences à la pointe sud de la Presque île, création d’un port de plaisance au sud de Perrache, verdissement des bas ports du Rhône en plein centre ville, développement des activités ludiques, culturelles et sportives au Confluent et le long du canal de Jonage auront, n’en doutons pas, un impact social considérable car elles seront véritablement porteuses d’usages et d’animation.
Mais le retour aux fleuves n’est pas qu’une affaire de centre ville.
Il faut élargir la focale à la région urbaine pour découvrir la véritable fécondité de l’apport des fleuves aux citadins, et l’élargir encore davantage pour apprécier la diversité et l’ampleur des enjeux liés aux fleuves, qu’il s’agisse de production d’électricité, de transport de fret, de développement touristique, ou d’équilibres écologiques.
Dans cet univers à échelles multiples, Lyon n’est qu’un point, mais un point névralgique qui peut bloquer ou au contraire stimuler des dynamiques. Au delà de l’apport du Rhône et de la Saône à sa nouvelle beauté urbaine, l’agglomération lyonnaise doit donc fêter ses retrouvailles avec les fleuves en inscrivant ses actions dans des stratégies à larges mailles, qui se déploient sur le Rhône amont, sur la Saône, sur le Rhône aval, trois immenses territoires dont le point de jonction, à Lyon, pour des raisons géographiques, mais aussi historiques, est d’une grande complexité.
Cette synthèse donne quelques clés et quelques repères datés pour comprendre comment fonctionne cette rencontre des fleuves et de la ville.