Ces ateliers résultent de la volonté d’un certain nombre de meilleurs ouvriers de France (Mof) d’animer des ateliers de pratique, pour faire partager leur savoir et leurs savoir-faire. Ils proposent ainsi des ateliers de dessin, de peinture et d’aquarelle, de gravure, de sculpture sur bois, de sculpture sur pierre, de marqueterie, de bijouterie, de calligraphie et d’enluminure, de vitrail, de mosaïque, de dinanderie ainsi que de composition décorative, de couture, de broderie le tout accompagné d’une initiation à l’histoire de l’art.
L’originalité de ces ateliers est d’être animés par des professionnels très qualifiés. En effet, ils ont obtenu le titre de Meilleur ouvrier de France après un apprentissage long et difficile, conclu notamment par la réalisation d’un "chef d’œuvre", véritable objet initiatique permettant d’entrer dans cette confrérie professionnelle très sélecte.
La notion de Meilleurs ouvriers de France a été imaginée pendant l’entre deux guerres par Lucien Klotz qui, prenant conscience de la crise de l’apprentissage des métiers d’art, eu l’idée de promouvoir ces métiers via une vaste exposition permettant à ces artisans très qualifiés de montrer leurs travaux. Cette grande exposition nationale désigne chaque année le meilleur ouvrier de France. La première exposition se tint en 1924, à Paris.
C’est en 1976 que se crée à Saint-Étienne une antenne locale des Mof. Il s’agit non seulement de faire connaître les productions des Mof en les exposant de manière permanente, mais aussi de transmettre leur savoir-faire par des ateliers de formation. Ce dernier aspect est unique en France et se déploie dans une ville qui a fait des savoir-faire artistiques appliqués (en matière de ruban, de ciselure sur métal, etc.) un signe distinctif majeur.
À noter : le conservatoire présente certains des chefs d’œuvres réalisés par les Mof qui y enseignent. Il propose aussi des visites libres ou guidées.