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Le secteur des biotechnologies médicales : entre concurrence et coopération


Entre concurrence et coopération

Références(s) : Agenda métropolitain Lyon - Saint Etienne /Automne 2007
Auteur : Émile Hooge, Geoffroy Bing

 


 


 

Chaque saison, le réseau de veille Lyon - Saint Etienne décrypte les dynamiques métropolitaines à travers quatre Gros Plans.

 


 Le 7 juin 200, Genzyme , une entreprise américaine leader dans le secteur des biotechnologies médicales, annonce la construction d’un site de bioproduction à Lyon (investissements de 105 M7 environ 50 créations de postes, lancement de la production prévue en 2011). Cela semble confirmer l’attractivité de Lyon dans ce secteur où beaucoup de territoires sont en compétition à l’échelle mondiale et européenne. Pour preuve, pendant qu’elle investit à Lyon, Genzyme développe des projets à Geel (Belgique), à Boston (Etats-Unis) et à Waterford (Irlande). Dans notre économie mondialisée, l’enjeu pour les territoires est d’anticiper les mutations industrielles et technologiques en cours en intégrant des réseaux de recherche et d’affaires afin de générer de la croissance économique. Armée de son industrie et de son savoir-faire dans les domaines de l’infectiologie, du diagnostic et de la cancérologie, avec quels partenaires Lyon pourra-t-elle conforter sa renommée et son attractivité en matière de biotechnologies ?


 


Biotechnologies médicales, de quoi parle-t-on ?
Les biotechnologies regroupent l’ensemble des méthodes et des techniques qui utilisent les éléments du vivant (micro-organismes, cellules animales ou végétales, éléments sub-cellulaires ou molécules du vivant) pour produire des biens et des services (source : Etude Eurostaf – Groupe Les Echos). Ces nouvelles technologies trouvent de multiples applications, principalement dans le secteur de la santé, de l’environnement et de l’agro-alimentaire. Elles proviennent d’abord de notre connaissance accrue de la matière vivante (dont la génomique est l’illustration la plus contemporaine) mais aussi et surtout, de notre capacité croissante à agir sur le vivant en s’appuyant sur des technologies nouvelles. Par ailleurs, lorsque le niveau d’observation atteint celui de l’atome, les différences entre chimie, biologie et physique s’estompent, ce qui rend possible des croisements fertiles entre biochimie, génomique et nanotechnologies par exemple. Ces croisements sont au cœur du processus d’innovation actuel dans le domaine de la santé et mobilisent des savoir-faire variés et complémentaires. Ces biotechnologies permettent l’émergence de nouvelles thérapies et de nouvelles techniques de diagnostic tels que des diagnostics prédictifs, ou des biothérapies qui, en complément des traitements médicamenteux par voie chimique, intégreront de la matière vivante (molécules biologiques) pour parvenir à des traitements personnalisés et spécifiques à l’individu malade. Le développement des biotechnologies trouve, à Lyon, un écho particulièrement favorable dans le secteur de la santé, car il peut s’appuyer sur le savoir-faire local en matière de vaccin, d’infectiologie et de diagnostic et celui des nanotechnologies à Grenoble.
Sur le plan économique, il est important de retenir trois caractéristiques essentielles pour comprendre la manière dont se structure aujourd’hui le secteur des biotechnologies. Tout d’abord, c’est un secteur qui est tiré par la science et la recherche. De fait, la plupart des entreprises biotechnologiques sont issues des laboratoires de recherche et ne génèrent pas de chiffre d’affaires. Elles doivent donc recourir à des financements extérieurs pour franchir les différentes étapes de leur développement (aides publiques, levées de fonds auprès d’investisseurs privés ou passage en bourse). Ensuite, le coût de développement d’un produit thérapeutique, de la phase de R&D à la mise sur le marché, est très élevé : il s’élève, en moyenne, à 1 Mrd $ et son développement s’étend sur une période de 10 ans environ. Enfin, le taux d’échec est très important : la Fédération européenne des industries pharmaceutiques (EFPIA) indique, à partir de données portant sur 10 grandes industries biopharmaceutiques, en Europe et aux Etats-Unis, que 38% des produits en développement sont abandonnés en phase 1, 63% de ceux qui atteignent la phase 2 sont abandonnés par manque d’efficacité, 45% des candidats restants échouent en phase 3 et 23% de ceux qui satisfont aux essais cliniques ne sont pas autorisés par la FDA (la Food and Drug Administration qui est aujourd’hui la référence mondiale en terme de réglementation des études cliniques, autorisations
de mise sur le marché ainsi que de la certification des infrastructures de production). Ce qui porte le taux d’échec à près de 90% au total ! Science, recherche, capitaux, tels sont les ressorts du secteur des biotechnologies aujourd’hui. Il ne fait nul doute alors que ces ingrédients ne sont présents que sur quelques territoires privilégiés.


Quelle rude concurrence entre territoires pour accoucher de la médecine de demain !
Dans le secteur des biotechnologies médicales, la suprématie américaine est éloquente (20) (4) (6). Elle se vérifie simplement par les chiffres : à l’heure actuelle, 70% du chiffre d’affaires du secteur des biotechnologies se réalisent aux Etats-Unis, environ 23% en Europe et 3,5% respectivement au Canada et en Asie. Neuf bioclusters américains produisent 90 % des brevets déposés à l’échelle internationale avec des pôles comme Boston, San Francisco, la Caroline du Nord (avec le Research Triangle Park, un des bioclusters les plus dynamiques du monde) ou encore le Maryland et San Diego. A l’échelle européenne (cf : chiffres et cartes), l’Est de l’Angleterre offre la plus forte concentration d’activités en biotechnologies. Cambridge, la tête de réseau, concentre à elle seule 185 entreprises de biotechnologies, 20% des prix Nobel en médicine et chimie, et un quart des entreprises cotées en Europe. Par comparaison, la France totalise environ 250 entreprises de biotechnologies et Rhône-Alpes une soixantaine … L’Allemagne vient au second rang avec des villes comme Cologne, Heidelberg et Munich qui figurent également parmi les pôles les plus dynamiques d’Europe en matière de biotechnologies. La France vient en troisième position avec l’Ile-de-France et Rhône-Alpes comme pôles dominants. La Suisse enfin (avec Genève, Bâle et Zürich principalement), malgré une masse moins importante de biotechpar rapport aux pays leaders, fait montre d’une croissance soutenue adossée à des laboratoires et des universités de pointe. La compétitivité des territoires dans ce secteur de pointe est bien sûr en grande partie dictée par les stratégies de développement des entreprises de biotechnologies. Dans un secteur où la recherche, les capitaux et les marchés sont par nature mondiaux, l’enjeu pour les entreprises est d’être capable de capter ces ressources partout dans le monde. Aussi, la tendance est aujourd’hui à l’alliance des biotech avec les grands groupes pharmaceutiques. Forts de leurs réseaux, ceux-ci peuvent offrir aux jeunes entreprises de biotechnologies le moyen de financer leur développement et de commercialiser leurs produits. En retour, ces grands groupes profitent des efforts en R&D et des innovations des biotechs. A Lyon, les entreprises de biotechnologies n’échappent pas à ces stratégies d’entreprises qui prennent soit la forme d’alliances comme ce fut le cas dernière- Neuf bioclusters américains produisent 90 % des brevets déposés à l’échelle internationale avec des pôles comme Boston, San Francisco, la Caroline du Nord (avec le Research Triangle Park, un des bioclusters les plus dynamiques du monde) ou encore le Maryland et San Diego.  A l’échelle européenne, l’Est de l’Angleterre offre la plus forte concentration d’activités en biotechnologies. Cambridge, la tête de réseau, concentre à elle seule 185 entreprises de biotechnologies, 20% des prix Nobel en médicine et chimie, et un quart des entreprises cotées en Europe. Par comparaison, la France totalise environ 250 entreprises de biotechnologies et Rhône-Alpes une soixantaine … L’Allemagne vient au second rang avec des villes comme Cologne, Heidelberg et Munich qui figurent également parmi les pôles les plus dynamiques d’Europe en matière de biotechnologies. La France vient en troisième position avec l’Ile-de-France et Rhône-Alpes comme pôles dominants. La Suisse enfin (avec Genève, Bâle et Zürich principalement), malgré une masse moins importante de biotech par rapport aux pays leaders, fait montre d’une croissance soutenue adossée à des laboratoires et des universités de pointe.
La compétitivité des territoires dans ce secteur de pointe est bien sûr en grande partie dictée par les stratégies de développement des entreprises de biotechnologies. Dans un secteur où la recherche, les capitaux et les marchés sont par nature mondiaux, l’enjeu pour les entreprises
est d’être capable de capter ces ressources partout dans le monde. Aussi, la tendance est aujourd’hui à l’alliance des biotech avec les grands groupes pharmaceutiques. Forts de leurs réseaux, ceux-ci peuvent offrir aux jeunes entreprises de biotechnologies le moyen de financer leur développement et de commercialiser leurs produits. En retour, ces grands groupes profitent des efforts en R&D et des innovations des biotechs. A Lyon, les entreprises de biotechnologies n’échappent pas à ces stratégies d’entreprises qui prennent soit la forme d’alliances comme ce fut le cas dernière- ment entre Flamel Technologies et GSK (leader mondial de la pharmacie, Etats-Unis) pour le développement et la commercialisation d’un nouveau médicament (béta-bloquant) ou encore sous forme de fusion comme l’a illustré en mars dernier l’acquisition par Eusa-Pharma (basée à Oxford) d’OPI, une des perles de l’industrie biotechnologique lyonnaise. Ces mouvements, indispensables à la croissance des entreprises biotechnologiques, mettent les territoires au défi d’être capables d’offrir à leurs jeunes entreprises les moyens de se tourner vers les marchés mondiaux tout en conservant un ancrage local solide. Or les récents rachats des biotech lyonnaises (et françaises en général) ne sont pas toujours de bonne augure pour la stabilité du développement local. C’est pourtant ce défi que tente de relever LyonBiopôle en maillant les grands groupes locaux, les PME et start-ups de biotechnologies pour rester compétitif dans ce contexte mondialisé. L’adage « agir local, penser global » est remis au goût du jour à travers le cas du secteur des biotechnologies. Il est même un des principes qui conditionne le succès des entreprises du secteur. Partant, il redonne au territoire un rôle de premier plan dans ce qu’il constitue le lieu où peuvent se croiser les compétences et se rencontrer les forces créatives. Quels sont les tenants de cet « agir local » pour une métropole comme Lyon qui fait de la santé un axe prioritaire de son développement ?


Lyon a de quoi revendiquer une place de premier rang
Force est de constater que Lyon dispose d’un certain nombre d’atouts lui permettant de revendiquer une position honorable sur la scène internationale en matière de biotechnologies médicales. La métropole accueille tout d’abord des leaders mondiaux comme Merial (vaccins pour les animaux), Sanofi- Pasteur (vaccins humains) ou BioMérieux (diagnostics). Ces entreprises disposent de moyens financiers importants, développent des réseaux mondiaux de recherche et de commercialisation et jouent ainsi un rôle d’ambassadeurs de Lyon partout dans le monde. La métropole offre également un potentiel de recherche important qui s’appuie sur des équipements souvent uniques à l’échelle européenne tel que le laboratoire P4 à Lyon, l’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility) ou l’EMBL (European Molecular Biology Labo0ratory) à Grenoble. La métropole propose ensuite des conditions favorables aux essais pré-cliniques et cliniques, indispensables dans le développement d’un produit thérapeutique, notamment à travers l’activité soutenue des HCL (Hospices Civils de Lyon) et le dynamisme de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) : celle-ci autorise ou non la mise sur le marché des nouveaux produits et est reconnue pour la qualité et la diversité de son expertise ainsi que pour le nombre d’affaires traités. Enfin, bien que cette dynamique soit récente, Lyon est en tête en France en nombre de créations d’entreprises biotechnologiques : depuis 2000, 6 créations ont lieu en moyenne chaque année dans le secteur des biotechnologies en Rhône-Alpes, ce qui représente en moyenne entre 40% et 50% des créations d’entreprises de biotechnologies en France. Les entreprises créées depuis 2000 proviennent pour 2/3 des incubateurs régionaux (CREALYS et GRAIN (14)). Ces chiffres sont tout de même à relativiser par rapport à ceux du Royaume-Uni qui créé en moyenne deux fois plus de biotech que la France et par rapport aux Etats-Unis qui en créent 6 fois plus !


La métropole manquerait-elle encore de puissance ?
Pourquoi alors ne sommes-nous pas aussi dynamiques que Cambridge ou Boston et ne figurons-nous pas à la tête des métropoles d’excellence en matière de biotechnologies médicales ?
En comparaison avec les métropoles biotechnologiques anglo-saxonnes et germaniques, Lyon pâtit encore d’un manque de reconnaissance internationale de sa recherche académique. Dans le domaine médical et des sciences de la vie, l’université de Lyon n’apparaît pas dans les 50 premières universités mondiales. La recherche académique est pourtant la pierre angulaire de tout processus d’innovation et facteur d’attractivité pour les entreprises. Par ailleurs, la présence des grands leaders à Lyon ne doit pas faire oublier la taille en moyenne très modeste des entreprises de biotechnologies lyonnaises, marque d’une certaine fragilité : moins de 10% des entreprises de biotechnologies ont plus de 250 salariés et plus de 60% d’entre elles ont moins de 20 salariés. Les deux groupes Sanofi-Pasteur (3000 personnes en RA) et Merial (1 400 personnes en RA) totalisent à eux seuls 50% des effectifs régionaux en biotechnologies ! Enfin, la vitalité de la création d’entreprise ne peut cacher les difficultés qui apparaissent dès que l’activité a besoin de croître ou de s’industrialiser et, pour cela, se tourner vers de nouvelles formes de financements. Le financement des entreprises sur le marché boursier constitue un chaînon clef du développement d’un secteur comme celui des biotechnologies, où le capital risque doit pouvoir céder la place aux investisseurs institutionnels. Or, en France et même en Europe (hors Royaume-Uni) ce relais boursier est trop timide. Cela limite indéniablement la capacité des entreprises lyonnaises à atteindre une certaine masse critique dans ce secteur. Deux orientations stratégiques semblent s’imposer pour renforcer les atouts de Lyon dans le secteur des biotechnologies médicales et pallier ces insuffisances. Toutes deux ont déjà été amorcées à des degrés divers par les acteurs locaux.


Renforcer les synergies métropolitaines
La première consiste à mettre davantage en mouvement et en synergies les forces locales de recherche, de formation et de production dans le secteur des biotechnologies. Tel est le principe fondateur des technopôles tel que LyonBiopôle dans le domaine de l’infectiologie ou le Canceropôle (CLARA)  dans le domaine du cancer : la proximité géographique des acteurs favorise l’émulation et facilite les transferts de connaissances et de technologies. De ce point de vue, Lyon peut s’enorgueillir d’accueillir une très forte densité d’acteurs de la santé (hôpitaux, laboratoires, entreprises) autorisant de multiples fertilisations croisées. Le territoire apparaît ainsi comme le vecteur de nouvelles relations partenariales orientées vers l’innovation et la compétitivité économique. LyonBiopôle, classé parmi les pôles de compétitivité mondiaux, est l’aboutissement de cette culture locale du partenariat qui devrait porter ses fruits dans les années qui viennent. A côté de cette structuration en pôle s’opère également à Lyon une structuration des forces en réseaux. Le dernier exemple en est donné par la labellisation récente du Réseau Thématique de Recherche Avancée en infectiologie qui finit de consacrer l’excellence de l’agglomération lyonnaise dans ce domaine. Comme le souligne Frederic Turner de Genzyme, « l’alternative à la proximité géographique, ce sont les réseaux ! Et la force de Lyon, c’est qu’elle combine un peu de tout : elle combine le biopôle physique à la biopôle virtuel, c’est-à dire qu’elle se met en réseau avec d’autres centres de recherche sur des thématiques particulières ». Pôle et réseau sont donc deux formes de coopération, qui s’entrecroisent et se complètent. Sans conteste, la qualité des coopérations tissées autour de Lyon est reconnue et doit être encore davantage mise en valeur.


Déployer des partenariats internationaux
La deuxième orientation, encore à ses prémices aujourd’hui, consiste pour Lyon à s’allier avec d’autres territoires pour élargir ses ressources et gagner en masse critique. Il s’agit ici de s’appuyer sur des coopérations entre acteurs à plus grande échelle, fondées sur du partage de matière grise (« brain picking ») et à plus long terme sur des relations économiques. La plupart des entreprises internationales de biotechnologies pratiquent d’ailleurs ces stratégies sans a priori quant à l’origine nationale de leurs partenaires. Le lancement en 2005 du projet d’Eurobiocluster Sud par les régions
Rhône-Alpes, Alsace, Catalogne, Lombardie, Bade Wurtemberg et la Suisse vise à proposer un cadre  politique pour favoriser les coopérations entre acteurs européens des biotechnologies. Pour le moment, cette volonté politique d’affirmer la puissance de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis n’a pas encore abouti à des opérations collectives concrètes, mais elle constitue probablement une base pour mettre en place des projets. Comme nous l’explique Pierre Bélanger, directeur du développement international de LyonBiopôle, la logique de ce réseau est simple : « une fois que l’on a ratissé
toute la région, pour continuer à alimenter la machine à projet que représente LyonBiopôle, on a besoin d’avoir des partenaires qui viennent de l’extérieur également ». Ces partenaires, Lyon et les acteurs lyonnais devraient les trouver en premier lieu dans ce biocluster européen. Tout comme c’est le cas aujourd’hui avec Grenoble, Lyon aura ainsi intérêt à envisager pour demain des rapprochements avec Genève, Barcelone, Heidelberg ou Munich. La piste genevoise est particulièrement intéressante car cette métropole concentre un nombre croissant de biotech qui accélèrent leur développement
grâce à des relations fructueuses avec la puissante industrie pharmaceutique locale. Une première forme de coopération franco-suisse dans le domaine des biotechnologies médicales a d’ailleurs vu le jour avec la création en 2001 du Biopark  situé à Archamps (entre Lyon et Genève). Il s’agit d’une plateforme technologique et d’un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) binational rassemblant des chercheurs francosuisses dans les domaines du vieillissement, de la longévité et du bien-être, faisant appel à des compétences aussi bien en immunologie, virologie ou neurobiologie. Orienté vers des recherches par nature interdisciplinaires, le Biopark constitue un espace de rencontres et de travail collectif entre Rhône-Alpes et la Suisse Romande. Il est soutenu par la Fondation franco-suisse pour la Recherche et la Technologie de Genève , et c’est la Fondation Rhône-Alpes Futur, responsable des sept plates-formes régionales de Rhône-Alpes Genopole, qui gérera le personnel technique et les équipements mutualisés de laplateforme. Ce Biopark constitue un cas d’application original de coopération interrégionale en créant un nouveau mode d’animation et de gouvernance pour faire travailler ensemble les acteurs économiques et de la recherche, avecl’appui politique des collectivités concernées. Aujourd’hui, la course à l’innovation et à la compétitivité a fait émerger de nouvelles formes de relations qui s’exercent aussi bien entre les entreprises qu’entre les territoires.
Pierre Bélanger résume très bien ces nouvelles formes de coopération à travers le terme de coopétition (contraction de coopération et de compétition) : « On est à l’époque de la « coopétition » plus que de la compétition et c’est pour cela que vous voyez des concurrents s’associer ensemble pour mieux réussir etpartager le gâteau parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas y arriver tout seul. Et cela est valable pour les entreprises comme pour les territoires ! »


 



... sur millenaire3
> Frederic TURNER :"La recherche médicale à Lyon n’est pas une recherche cérébrale, intellectuelle qui va prendre beaucoup de temps. Il y a une culture de la recherche pratique à Lyon ! On a pris des risques à Lyon, on a essayé des choses ..." (Interviews)

> Biotechnologies en Rhône-Alpes : une excellence nationale qui aspire à une renommée internationale (Chiffres et cartes)

> Biocluster (Sites)

> Pôle de compétitivité LYONBIOPOLE (Initiatives)

> Le laboratoire P4 « Jean Mérieux » (Institutions)

> Arteb (Sites)

> Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes, CLARA (Institutions)

> Pierre BELANGER : "De toute façon, une PME, dans le secteur de la biotechnologie, dès sa naissance, est condamnée à devenir internationale" (Interviews)

> Rhône-Alpes Génopole (Institutions)


Fiche actualisée le : 28/08/2007
 
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