Le livre noir de la psychanalyse dresse le bilan d’un siècle de freudisme. Un ouvrage international de référence pour tous ceux qui s’intéressent à l’humain et au psychisme.
Freud a-t-il menti ? La psychanalyse guérit-elle ? Est-elle la meilleure façon de comprendre ce que nous sommes ? Comment éduquer nos enfants hors de la peur de « mal faire »? Que penser des autres thérapies et notamment des Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC)?
En 800 pages, une quarantaine d’experts de dix nationalités différentes - psychiatres, historiens ou philosophes - s’attaquent aux dogmes psychanalytiques et mettent en doute son efficacité thérapeutique. Considéré comme non fondé scientifiquement par les uns et, comme un formidable révélateur d’évolution des pratiques par les autres, ce livre suscite la discussion et secoue les tabous.
Extrait
Une efficacité douteuse
Patrick Légeron, psychiatre "Chacun le sait, les Français sont champions du monde de la consommation d’antidépresseurs et de tranquillisants. Ce que l’on sait moins, c’est la place prépondérante qu’occupe la psychanalyse dans notre pays. Les plus récentes enquêtes indiquent qu’environ les trois quarts des psychiatres français se réfèrent aux théories psychanalytiques dans la prise en charge de leurs patients. […]
Ces deux exceptions françaises ont un point commun important: la faible reconnaissance et la faible implantation des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) dans notre pays. La publication en février 2004 d’un rapport de l’Inserm sur l’évaluation des psychothérapies a été un véritable pavé jeté dans la mare des psys. Certains se sont étonnés de découvrir que, à l’analyse d’un millier de travaux et recherches scientifiques rigoureux sur les traitements psychologiques des troubles mentaux, il apparaissait que la psychanalyse n’avait pas fait la preuve d’une grande efficacité. D’autres ont crié au scandale et reproché à l’Inserm d’avoir participé à une «escroquerie scientifique» ou d’avoir été «manipulé par les comportementalistes», en ignorant superbement qu’au niveau international de nombreux rapports allaient dans le même sens (par exemple le rapport de l’Organisation mondiale de la Santé publié dès 1993).
Tous ceux qui font de la «médecine basée sur les preuves» leur référence savent depuis plus de dix ans que les TCC sont quasiment les seuls traitements psychologiques validés scientifiquement pour les troubles dépressifs et la grande majorité des troubles anxieux, pathologies pour lesquelles justement les psychotropes sont très (trop?) largement prescrits. […] La France est devenue ainsi quasiment le seul pays avancé où, institutionnellement, entre le Prozac et le divan, il n’y aurait place pour rien! "