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La dynamique design dans l'agglomération stéphanoise

Un événement international devenu incontournable

Références(s) : Agenda métropolitain Lyon - Saint Etienne /Automne 2006.
Auteur : Gilles Cayuela

Chaque saison, le réseau de veille Lyon - Saint Etienne décrypte les dynamiques métropolitaines à travers quatre Gros Plans.



Du 22 novembre au 3 décembre, Saint-Etienne accueillera la 5e édition de la Biennale Internationale du Design. Organisée pour la première fois par la direction de la Cité du Design, l’événement servira de préfiguration à un équipement qui aura pour vocation d’être le fer de lance du renouveau économique de l’agglomération stéphanoise. Loin d’être une fin en soie, la Cité du Design sera un lieu de réflexion, de recherche et d’innovation pour élaborer les axes stratégiques du développement futur de l’agglomération. La Biennale a servi de détonateur à la dynamique design. La Cité en sera son moteur ! 


 


Un événement international devenu incontournable
Initiée par l’Ecole des Beaux-Arts et la Municipalité, en collaboration avec le Centre du Design Rhône-Alpes, la Biennale du Design de Saint-Etienne a vu le jour en 1998. Le concept de départ ? « Faire une photo de la création mondiale à un moment T », expose Josyane Franc, responsable de la communication et des relations internationales à l’Ecole des Beaux-Arts . Et d’ajouter : « C’est une idée originale, un événement qui n’existe pas ailleurs. Ce n’est pas un salon ou un « design week » comme on peut en voir de plus en plus dans les grandes capitales européennes et mondiales. La Biennale est  « unique » . Unique et ambitieuse ! En effet, à l’époque, la Biennale du Design est principalement portée par deux hommes : le directeur de l’Ecole des Beaux-Arts, Jacques Bonnaval et le maire de Saint-Etienne, Michel Thiollière. La volonté alors affirmée était d’en faire un événement incontournable de la vie stéphanoise, porteur d’une image nouvelle et forte pour la ville et l’ensemble de l’agglomération. Un pari osé aux yeux de certains, mais un pari payant ! En effet, dès la première édition, le succès est au rendez-vous. La Biennale du Design attire pas moins de 125 000 visiteurs. Une surprise qui propulse Saint-Etienne sur le devant de la scène internationale.
La seconde édition, en l’an 2000 marque le véritable envol de l’événement. La fréquentation augmente de près de 17% ( 140 000 visiteurs ). Plus de 100 pays représentés, 2 500 designers, la Biennale gagne ses lettres de noblesses et s’installe dans le paysage culturel et industriel français comme le vecteur d’une image d’innovation et de compétences qui dépassent les frontières nationales. Les millésimes 2002 (150 000 visiteurs) et 2004 (200 000 visiteurs) confirment la montée en puissance de l’événement et confortent la métropole
stéphanoise dans son nouveau statut de place forte du design.


Un vecteur de reconversion et de modernité
Si la Biennale a rapidement permis à Saint- Etienne de devenir, le temps d’une quinzaine, le point de rencontre incontournable des designers et professionnels du design, les aspirations nourries par les collectivités locales sont-elles plus grandes encore. Fort du succès de la première édition, la municipalité stéphanoise  et Saint-Etienne Métropole  décident de travailler autour de la thématique design pour en faire un vecteur de reconversion et de modernité du bassin stéphanois. « Saint- Etienne se cherchait une nouvelle identité. Ce qui s’est passé autour de la Biennale a servi de révélateur et a déclenché une volonté politique forte », expose Josyane Franc.
Rapidement, le mouvement de fond qui se créé autour de la Biennale donne naissance à un projet de « Centre International du Design ». L’idée ? Bâtir sur le site de l’ancienne Manufacture d’Armes ( Giat Carnot ), un équipement qui aurait pour vocation de rassembler tous les acteurs du design ( designers, étudiants, grand public, industriels, entrepreneurs, commerçants, chercheurs, commanditaires publics ) dans un programme fédérateur portant sur la culture, le développement du design et de l’objet.
Depuis, le projet s’est affiné. L’appellation « Centre International du Design » a disparu au profit de « Cité du Design  ». Son rôle futur au sein du développement économique de l’agglomération est aujourd’hui beaucoup mieux appréhendé. Haut lieu de créativité incarné
principalement par l’École des Beaux-Arts et les designers des différents territoires, la Cité du Design se veut un outil de dynamisme économique, un lieu de pointe dédié à la prospective et à l’innovation. « Notre volonté c’est qu’à travers la Cité, le design devienne un véritable outil d’anticipation pour les entreprises », résume Elsa Francès, directrice de la Cité du Design. La Biennale 2006 servira d’ailleurs de préfiguration à cet équipement unique dont l’ouverture est programmé pour 2008.


Des initiatives au service d’une ambition nationale
Dès son origine, le projet de « Centre International du Design » reçoit l’adoubement du Ministère de la Culture. Ce qui lui confère de fait une dimension officiellement nationale. Pilier du projet « Saint-Etienne Métropole Design », le futur équipement constitue l’élément fédérateur des ambitions culturelles et économiques du bassin stéphanois. Il est la traduction matérielle de la volonté de l’agglomération stéphanoise d’être identifiée comme la métropole française du design. Le mot « Cité », apparu en 2003, n’est-t-il pas d’ailleurs le reflet de cette ambition ? Plus qu’un simple équipement dédié au design, la « Cité » a pour vocation d’être le moteur du renouveau économique de la cité forézienne.
Un projet ambitieux, une biennale devenue incontournable, la dynamique design semble lancée. Politiques, industriels, universitaires… tous les acteurs locaux se sentent concernés.
Les initiatives succèdent aux initiatives ! Lors de la Biennale 2002, Marie José Lacroix, commissaire au design de la Ville de Montréal, présente à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saint-Etienne/Montbrison le programme « Commerce Design Montréal ». Créé en 1995, ce concours vise à récompenser les commerçants qui, en faisant appel à des professionnels du design pour rénover leur boutique, ont investi dans la qualité, l’esthétique mais aussi le confort d’achat. Séduite, Josyane Franc, responsable de la communication et des relations internationales à l’École des Beaux-Arts, propose à la municipalité stéphanoise d’importer ce concept original sur son territoire. Parrainée par la Ville de Montréal, Saint-Étienne devient en 2003 la première ville en Europe à organiser ce concours. Pour les commerçants et designers primés, les retombées en terme d’image sont immédiates. Pour la Ville, le concours est un formidable moyen d’inciter les commerçants à accompagner la politique de reconquête urbaine du centre-ville et des quartiers.
Parallèlement à « Commerce Design », Saint- Etienne sous l’impulsion de son École des Beaux-Arts développe des relations étroites avec la Ville de Montréal. Une première coopération voit le jour en décembre 2003, sous la forme d’un atelier « Frontières entre l’artisanat et le design » tenu à Saint-Étienne, dans le cadre des Entretiens Jacques Cartier. Le second se déroule en octobre 2004 au Centre Canadien d’Architecture à Montréal et donne naissance à un livre intitulé
« Nouvelles Villes Design ». Saint-Étienne rejoint Anvers, Glasgow, Lisbonne, Montréal, Stockholm et Times Square (New-York) au sein d’un réseau de villes qui ont fait du design le moteur principal de leur développement. Saint-Étienne affirme un peu plus encore sa volonté d’être reconnue.


Une légitimité historique
Si la dynamique impulsée par la Biennale a incontestablement conduit la métropole stéphanoise à se dessiner un nouveau destin, est-ce toutefois suffisant pour affirmer que Saint-Etienne à vocation à devenir « La Capitale Française du Design » ? Certes non ! Mais d’autres explications se font jour. Elles semblent vouloir valider une prédestination naturelle de la cité forézienne à devenir ville de design. La première explication est historique. Saint- Etienne, ville industrielle, est un creuset de création d’objets manufacturés. Or le design, discipline née officiellement au XXè siècle, se définit comme étant « la création d’objets, d’environnements, d’œuvres graphiques, à la fois fonctionnels, esthétiques et conformes aux impératifs d’une production industrielle » (Larousse). On peut donc considérer que Saint-
Etienne fut à l’origine de nombreuses créations design, bien avant que le design soit reconnu en tant que discipline artistique et industrielle à part entière. Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, les artisans stéphanois « designaient » ! Et les exemples ne manquent pas.
Au XVIIIè siècle, les moulins à café stéphanois sont une référence dans ce domaine très particulier de l’artisanat. Pendant plus d’un siècle, cette production est représentative de l’esprit inventif, créatif et artistique des fabricants locaux. Introduite en France vers 1670, la
consommation de café se développera rapidement et l’activité
« moulins » passera de l’artisanat à une production plus massive, répondant à des normes précises : qualité du produit, prix abordable, solidité, sans omettre l’aspect esthétique et fonctionnelle. Méconnu,
cet exemple reflète parfaitement « l’esprit design » développé dans la région stéphanoise.
Beaucoup plus réputée, la fabrication d’armes sera régie par les mêmes critères, tout comme les cycles ou encore les rubans.


Un patrimoine culturel et architectural
Les musées stéphanois témoignent d’ailleurs largement de l’histoire du design local. Musée de la Mine, Musée d’Art et d’Industrie et Musée du Vieux Saint-Etienne , constituent la base historique, géopolitique et sociale de l’évidence design. Ils traduisent la mémoire industrielle de la métropole stéphanoise. Le Musée d’Art et d’Industrie est un partenaire privilégié grâce à ses connaissances liées aux manufactures locales et à ses archives de Manufrance, source « précieuse » d’informations diverses. Les collections de vélos, d’armes et de rubans sont autant d’éléments de comparaison entre les arts appliqués et le design plus récent. De son côté, le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole, qui dispose de la seconde collection design en France, contribue indéniablement à renforcer la légitimité culturelle de l’agglomération stéphanoise dans le domaine.
Cela étant, l’empreinte du design dans le bassin stéphanois ne s’arrête pas au seul patrimoine historique et culturel de ses musées. Le design est également présent dans l’architecture et l’environnement urbain, grâce notamment aux réalisations de Charles-Edouard Le Corbusier.
Génial précurseur dans le domaine du design architectural, il trouva dans la Loire une terre de prédilection pour ses œuvres. Défendant des idées souvent décriées, il voulut rénover l’architecture en fonction de la vie sociale. Utilisant des volumes simples, articulés selon des plans de grandes libertés, il jouait sur l’interpénétration des espaces. L’Espace Le Corbusier à Firminy, permet d’ailleurs de mieux comprendre son influence sur l’urbanisme en général.
Son projet de « commune verticale fonctionnelle », opposée à une cité horizontale et dévastatrice d’espaces, restera comme une des innovations révolutionnaires dans l’histoire de l’urbanisme et de son design. L’Eglise Saint-Pierre à Firminy, dont les travaux ont été
achevés dernièrement par Saint-Etienne Métropole, constitue l’un des piliers de l’œuvre du maître. Elle permet de mettre en évidence les rapports étroits existants entre l’art, l’architecture, le design et l’urbanisme.


Un axe fort du renouvellement urbain
En outre, l’intégralité du projet urbain de Saint- Etienne développé depuis 95 et pour les dix ans à venir est indissociable du design. Signe architectural fort avec le Zénith et la Cité du Design, quartier des affaires avec le monumental siège social de Casino, 2è ligne de tramway, réaménagements des places et espaces publics… l’empreinte du design urbain est aujourd’hui indéniable.
Il faut d’ailleurs remonter à 1996 pour en trouver les premières traces. A l’époque, Michel Thiollière fait appel à l’urbaniste Jean-Pierre Charbonneau, pour le conseiller dans l’élaboration d’un vaste projet de renouvellement urbain. Sous la houlette de ce dernier, de
jeunes créateurs stéphanois issus des écoles d’Architecture et des Beaux-Arts sont associés aux services publics. L’objectif ? Apporter unregard neuf sur la manière de penser la ville.
Unique et innovant « l’Atelier Espace Public » a ainsi permis de remodeler étape par étape le paysage urbain de Saint-Etienne, en remettant l’homme au cœur des préoccupations, en inventant pour lui des espaces publics, des aménagements totalement adaptés à des
besoins. Centre-ville, Geoffroy-Guichard, Bellevue... les exemples sont légions. « La recherche que les projets répondent bien aux usages, la singularité d’une écriture moderne et inventive qui associe des architectes, des artistes, des designers, permettent de percevoir une sorte de style qui pourrait être la signature d’une école stéphanoise de l’espace public », expose Jean-Pierre Charbonneau dans son ouvrage « Transformation des villes mode d’emploi ». Plus qu’une simple empreinte design, l’urbanisme stéphanois disposerait donc aujourd’hui d’une signature !


Vers une nouvelle attractivité
Est-ce l’effet de la Biennale, le projet fédérateur de « Cité », ou encore la prédisposition naturelle de Saint-Etienne à devenir une métropole de l’effervescence créative ? Toujours est-il que le design a impulsé une véritable dynamique économique dans l’agglomération stéphanoise. En témoigne la récente implantation d’Ikéa à Saint-Etienne. « Nul doute que la Biennale a été un argument déterminent dans le choix de l’enseigne suédoise. Elle aurait pu s’installer à Clermont-Ferrand ou ailleurs, elle a choisi Saint-Etienne », constate simplement Josyane Franc.
Autre exemple : En 2004, le groupe Idestyle, l’un des plus important bureau d’études et d’ingénierie du secteur automobile français a décidé d’ouvrir une antenne Rhône-Alpes à Saint-Chamond. Spécialisé dans la recherche, l’innovation et le design, le groupe n’a pas fait ce choix par hasard. Dans un communiqué de presse, daté du 28 septembre 2004, la direction de la communication du groupe indique que « la localisation de Saint-Chamond présente en
effet de nombreux intérêts ». Outre, « la proximité avec des clients historiques du Groupe Idestyle et le potentiel de développement de la région Rhône-Alpes », le communiqué invoque « la dynamique engagée par les élus autour de la Cité du Design à Saint-Etienne ».
Si le dessein design de l’agglomération stéphanoise semble donc être à l’origine d’une attractivité toute neuve du territoire, il a surtout permis, ces dernières années, de mieux sensibiliser le tissu économique local à l’intégration du design en tant que démarche globale au sein de l’entreprise.


Les entreprises locales dans la mouvance
Longtemps considéré comme rêve d’artistes, le design est aujourd’hui beaucoup plus qu’une simple valeur ajoutée. C’est une valeur intrinsèque de l’entreprise. En effet, de nombreux leader dans leurs domaines et fer de lance du renouveau économique local, revendiquent le recours systématique à des designers. Focal JM Lab ( spécialiste du son ) Thales Angénieux ( leader international dans le domaine des optiques ), Thuasne ( textiles médicaux ), Sam
Outillage ( créateur d’outils ), Desjoyaux ( fabricant de piscines ), Tigex ( biberons et objets de puériculture ), Weiss ( chocolat )… nombreuses sont les entreprises qui s’inscrivent dans une logique industrielle où le design est nécessaire et bien souvent discriminent.
Certains secteurs d’activités ont même fait du design un moteur de leur développement. C’est le cas de l’industrie des technologies médicales.
Conscient des enjeux dans un secteur porté sur l’innovation,
« le conseil d’administration du Pôle des technologies médicales de Saint-Etienne a décidé en 2004 de faire du design un axe de sa stratégie de développement et de différenciation », expose Isabelle Vérilhac, directrice du Pôle. Déjà fortement présent dans le textile médical et les implants orthopédiques, le design envahit peu à peu la branche « Equipement Hospitalier ». En partenariat avec l’Institut Français du Design , le Pôle des technologies médicales a même lancé en 2004 un trophée « Innovation et Design Dispositif Médical » pour valoriser les forces vives locales.


Une nécessité pour la sous-traitance
Ces dernières années, l’industrie mécanicienne a elle aussi été touchée par la déferlante. Même les petites entreprises ont été contraintes d’intégrer le design dans leurs processus de coconception. « La majorité de notre tissu économique est composée de sous-traitants,
qui doivent s’adapter à la demande des grands donneurs d’ordres. Depuis 2000, on constate que les PME et PMI du secteur de l’industrie intègrent plus facilement cette démarche  « design », expose Alain Saniard, Délégué régional Rhône-Alpes du CETIM. Et d’ajouter : « Elles se sont rendu compte que mettre de l’intelligence, de la réflexion et de la recherche dans un produit permettait d’obtenir des produits innovants de meilleurs performances et donc de gagner la confiance des donneurs d’ordres » . Autre exemple de la montée en puissance du design dans l’industrie : En 2005, 20 entreprises du réseau Mécaloire se sont lancées dans un projet original porté par la CCI de Saint-Etienne/Montrbrison. L’objectif ? Sensibiliser les entreprises aux bénéfices du design industriel.
Stratégie de développement pour les uns, obligation de survie pour les autres… le design tisse peu à peu sa toile dans l’économie locale. Pour Luc Soullier Breffet, directeur du Centre Européen d’Entreprise et d’Innovation (CEEI Loire ) : « Même si nous manquons encore d’indicateurs pour appréhender de manière objective l’intégration du design dans les entreprises, on sent bien qu’il y a un frémissement positif, que la demande des entreprises est croissante ».


Le design fait école
Anticipant sur cette demande, L’Ecole des Beaux-Arts de Saint-Etienne propose depuis plusieurs années une filière design haute qualité. Elle prépare pour la totalité du cursus de 5 années (post-bac) au Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP) en
3 départements : Art, Communication Multimédia, Design. Pour les étudiants qui souhaitent poursuivre, l’école propose également un troisième cycle, spécifiquement adapté aux préoccupations des entreprises, intitulé « Centre de recherche et création design ».
Depuis 2002, le mastère « Dual Design », copiloté par l’ENISE et les Beaux-Arts, prépare des ingénieurs et des designers à travailler ensemble sur un projet de conception innovante.
« Dual Design » permet ainsi d’ « apporter une compétence supplémentaire à nos étudiants et faciliter ainsi leur entrée dans la vie active », expose Bernard Laget, directeur de l’ENISE.
Ces formations autour du design ont suscité d’autres créations, d’autres initiatives. Depuis septembre 2002, les étudiants de l’Université Jean Monet ont la possibilité de s’orienter vers
un Mastère sur les métiers du patrimoine. Sa filière professionnelle aboutit à un DESS des métiers du patrimoine, tandis que sa filière recherche conduit à un DEA sur les mutations urbaines. L’École Supérieur de Commerce (ESC) propose d’initier au design les élèves en formation marketing et distribution. Cette approche vise à sensibiliser les futurs chefs d’entreprises au design packaging et à la stratégie des points de vente. De son côté, l’École d’Architecture de Saint-Étienne est à l’initiative d’un DESS sur les espaces publics, en partenariat avec l’École des Beaux-Arts et l’Université. La contribution du design à l’aménagement urbain et à l’environnement (Eco-design) y trouve tout naturellement sa place. Reconnaissance supplémentaire de la place privilégiée du design dans l’offre de formation stéphanoise, le Conservatoire National des Arts et Métiers ( CNAM )  propose, depuis janvier 2005, un Bachelor design ( Bac +3 ), qui permet de former des futurs managers d’équipes à travailler sur des projets de création de produits innovants. Enfin, depuis la rentrée 2003, le lycée Saint-Barbe propose à ses élèves de seconde et de première de découvrir le design, sous forme d’option facultative. Pour ce lycée tourné vers l’industrie - qui propose des bacs scientifiques avec option sciences de l’ingénieur - l’objectif est d’associer le design à la culture industrielle.
Quant la tradition et l’histoire, le milieu industriel, le monde de l’enseignement et de la formation se réunissent autour d’une même discipline – en l’occurrence le design – la culture industrielle  devient incontournable. Saint-Étienne ne prétend pas rivaliser avec des villes comme Milan ou Paris, terres de prédilection des grands créateurs. Elle entend juste trouver la place qui lui revient de droit. Le design fait parti intégrante de ses racines et de son avenir. Les acteurs locaux l’ont aujourd’hui compris. La dynamique est en marche et ne demande qu’à s’accroître !



... sur millenaire3
> Biennale Internationale du Design de St Etienne (Evènements récurrents)

> Josyane FRANC : "Saint-Etienne fait aujourd’hui parti du réseau des Nouvelles Villes de Design" (Interviews)

> Bernard LAGET : "Dual Design" : Une réponse aux nouvelles attentes du secteur industriel (Interviews)

> Centre du design Rhône-Alpes (Acteurs)

> Pôle national ressources Design (Acteurs)

> Ateliers espace public (Acteurs)

> Cité du design (Initiatives)

> Elsa FRANCÈS : « La Cité du Design : un véritable outil d’anticipation pour les entreprises » (Interviews)

> Isabelle GLEIZE : "Trop de marketing tue la mode. Il y a une part d’irrationnel dans la créativité" (Interviews)

> Isabelle VERILHAC : « Le design médical est quelque chose de transversal que l’on retrouve dans toutes les branches de la filière » (Interviews)

> Luc SOLLIER BRESSET : « Nous manquons encore d’indicateurs pour appréhender de manière objective l’intégration du design dans les entreprises » (Interviews)

> Nadine GELAS : "Pour devenir une ville à la mode, il est nécessaire d'impulser du mouvement dans la création" (Interviews)


Fiche actualisée le : 25/10/2006
 
Fiche indéxée dans :
Société » Vie économique »» Fonctions métropolitaines, rayonnement et attractivité
Société » Arts / Culture / Vie des idées »» Création / Vie des arts
Metropole » Emblèmes »» Cité du design de St Etienne
 
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