Conseils de quartier, conseils de développement, conseils consultatifs de jeunes, d’anciens, concertation sur projets, budgets participatifs, conférences de citoyens apparues en France à la fin des années 90 … les formes de participation citoyenne, très diversifiées, s’étendent en France et en dehors. Les éléments de bilan qui existent de ces expériences restent parcellaires, limités à des monographies, des éclairages sur un type d’outil ou sur un territoire spécifique.
Malgré ces limites, que livre une première synthèse des éléments à notre disposition ? Il en sort que la démocratie participative recèle une dynamique d’enrichissement démocratique, en particulier par l’extension des formes de discussion et de contrôle de l’action publique, par la démocratisation des projets d’aménagement ; de plus en plus d’institutions, collectivités, administrations, doivent apprendre à « faire avec » cette nouvelle philosophie de l’action publique valorisant le débat et la participation.
Mais les apports et effets concrets de la participation restent limités, à quelque niveau que l’on se place : politisation ou formation des participants, relégitimation des acteurs politiques, enrichissement ou influence des décisions politiques, etc. Des effets négatifs sont également perceptibles. Il y a souvent un écart considérable entre les ambitions affichées, surtout quand elles annoncent un objectif de coélaboration de la décision, et les réalisations concrètes.
Sommaire | |
Introduction | p. 3 |
1. La démocratie participative : une prétention à sauver la démocratie ? | p. 3 |
2. La participation : vieilles lunes et nouveaux enjeux | p. 5 |
3. Comment définir la démocratie participative ? | p. 8 |
4. Les dispositifs de participation : des typologies pour y voir clair | p.11 |
5. Premiers éléments de bilan : les dispositifs participatifs ont peu de portée effective | p. 16 |
6. Les cinq grandes limites des processus participatifs, cinq défis pour les années à venir | p. 21 |
Conclusion | p. 25
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Ressources utilisées | p. 26 |