 | La démocratie chahutée |
Un éclairage sur les signes et les raisons de l’actuelle crise de la démocratie et sur quelques perspectives qui s’en dégagent.
Références(s) : Synthèse effectuée pour la DPSA (Grand Lyon) dans le cadre de la synthèse sur " L’exercice de la démocratie : des modes multiples, à réinterroger". Juin 2007.
Auteur : Catherine Panassier
Crise de la démocratie largement évoquée à travers de nombreux ouvrages et par les politiques eux-mêmes, augmentation de l’abstention et des votes de contestation, alternance politique systématique vécue depuis 20 ans, revendication à plus de démocratie à travers une multitude de mobilisations citoyennes, sont autant de signes qui révèlent une fracture réelle entre les citoyens et les hommes politiques. Dans le contexte que nous connaissons aujourd’hui, celui d’un désenchantement, voire d’une défiance, des citoyens à l’égard du politique (et réciproquement ?), d’une rupture tangible entre une réalité difficile à vivre par les individus, et des utopies dispersées, on peut s’interroger sur l’état de notre démocratie et se demander si la souveraineté appartient réellement au peuple. Cependant, il faut aussi se garder d’illusions rétrospectives, malgré un discours nostalgique très en mode. Il n’y a jamais eu d’époque de plénitude de la démocratie. La démocratie n’est pas naturelle, elle ne va pas de soi. Par définition, elle est toujours menacée, elle reste un idéal difficile à atteindre.
Sommaire | | I. Crise de la démocratie : les signes Une société sans vision d’avenir Des citoyens désenchantés, des hommes politiques discrédités Une défiance qui se traduit dans les urnes | p.6 | II. De profondes mutations L’individualisme triomphant modifie nos manières d’être, d’agir, de penser et de vivre ensemble Les idéologies sont tombées et le pouvoir économique et financier s’est imposé en maître L’échelon national bousculé par les échelons européen et local | p.18 | III. L’intérêt pour la chose publique reste vivace Un impératif : renouer avec la notion de projet De nouvelles dynamiques dessinent un sens nouveau de la politique Le local : un échelon plus réactif où s’expérimente la démocratie participative | p.27 | Conclusion : une « contre-démocratie » structurante ? | p.33 |
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