Contexte de la synthèse : Après avoir été créée comme une communauté de moyens il y a 40 ans de cela, sous l’impulsion de l’État, le Grand Lyon constitue aujourd’hui une communauté de projets autonome, reconnue pour son efficacité dans la gestion d’un territoire qui regroupe 57 communes et plus de 1,3 millions d'habitants. Mais l’histoire ne s’arrête jamais : cette collectivité reste en devenir et l’enjeu est désormais de constituer une véritable communauté de destin, inscrite dans le grand bassin de vie de l'agglomération, à savoir le territoire qui, de Saint-Etienne à Ambérieu-en-Bugey, de Vienne à Villefranche-sur-Saône, regroupe plus de 2 millions d'habitants. 2 millions d'habitants rapprochés par les réalités de la vie quotidienne, mais aussi par la nécessité de former une masse critique capable de maintenir la capacité d'innovation et le rang du Grand Lyon dans le contexte de la concurrence internationale du 21e siècle. Pour y parvenir, il s’agit non seulement de partager collectivement des projets, mais aussi de se doter de racines communes.
Résumé : En 1994, la Communauté urbaine de Lyon édite un document qui va faire trace dans les pratiques d’aménagement locales. Fruit d’un travail collectif de 4 ans entre les techniciens du Grand Lyon, les élus et des consultants extérieurs regroupés autour du Service Espace Public, ce rapport propose un corpus de règles d’écriture et une gamme de matériaux, de végétaux et de mobilier à utiliser pour l’aménagement des espaces publics de l’agglomération. Ce "vocabulaire urbain", conçu comme un outil commun à tous les intervenants appelés à travailler sur ces espaces — depuis l’hyper-centre lyonnais jusqu’aux grands ensembles des communes périphériques — doit signifier le souci de qualité et la volonté d’unité affirmés par le Grand Lyon. Toujours en usage aujourd’hui, il a connu quelques adaptations, mais demeure fidèle aux principes de base qui ont contribué à changer l’image de l’agglomération.
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Sommaire :
1. Pourquoi un "vocabulaire" des espaces publics du Grand Lyon ? Un enjeu politique p 5 2. Des instances de travail collectif pour mobiliser tous les services concernés p 6 3. « Reconstituer une culture urbaine des espaces publics » p 8 4. Une gamme restreinte de matériaux, respectant l’identité de la ville p 10 5. La règle d’or de la simplicité p 11 6. L’émergence d’un style, fruit d’une « action pragmatique et volontaire » p 13 7. Continuité dans l’espace et dans le temps : la contrainte, source de créativité p 14
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