 | L’industrialisation du territoire lyonno-stéphanois et le développement des arts appliqués aux XVIIIe et XIXe siècles |
L’industrialisation comme facteur moteur de la constitution d’un territoire relativement vaste : Lyon et Saint-Étienne.
Références(s) : Synthèse élaborée pour la DPSA.
Auteur : Pierre-Alain FOUR
La révolution industrielle est à l’origine de la définition du territoire de Lyon et de Saint-Étienne telle que nous les connaissons aujourd’hui. Cette transformation du terroir débute à la fin du XVIIIe et n’a cessé depuis de se développer. Transports, industrie lourde, morphologie urbaine : c’est tout le paysage local qui a été métamorphosé. Dans ce mouvement général de décollage industriel, le territoire lyonno-stéphanois se distingue par la collaboration étroite qu’il initie entre les activités manufacturières et la création artistique depuis le XIXe. Avec une production textile –soie, ruban– et des objets manufacturés –armes, cycles–, ce territoire a acquis un savoir-faire qui a permis sa croissance économique. Seul bémol : le territoire n’a pas capitalisé les bénéfices symboliques de cette association entre l’art et l’industrie. Cette fiche propose un retour sur les conditions d’émergence des arts appliqués pour mieux comprendre les sources de ce paradoxe.
Sommaire
Introduction I – L’essor industriel II – Les moyens de transport III – Le développement de la ville moderne IV – Industrialisation et innovation V – Les institutions de formation artistique et l’industrialisation, le cas des écoles et des musées VI – L’industrialisation comme opérateur de scission Conclusion – Quel parcours pour les villes de créativité appliquée ? |
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