La traduction - parce qu'elle associe un écrivain et le meilleur de ses lecteurs, le traducteur - peut-être considérée comme une forme de critique : les choixauxquels est confronté ce dernier en abordant chaque mot, chaque phrase, font de lui un critique qui propose sa propre vision de l'ouvre.
Alain Lance, lui-même écrivain, a traduit, en collaboration avec Renate Lance-Otterbein, pour les éditions Fayard, les trois romans de Ingo Schulze disponibles en langue française : Histoires sans gravité, 1999 ; 33 Moments de bonheur, 2001 ; Vies nouvelles, Fayard, 2008.
Ingo Schulze (né à Dresde) avait 28 ans lors des événements de 1989-1990 qui ont conduit à la réunification de l'Allemagne et qui ont éclairé le paysage politique de l'ex-RDA.
Dans un entretien récent avec La Revue des Deux Mondes, Ingo Schulze déclare : « Mon problème n'est pas la disparition de l'Est, mais la disparition de l'Ouest, d'un Ouest à visage humain. Comment l'Ouest change avec l'écroulement du bloc oriental ». Et aussi : « Le Mur était finalement bien commode pour un certain nombre de personnes qui souhaitaient pouvoir lui imputer toutes les difficultés de leur existence : un couple qui se défaisait, c'était à cause du Mur, un écrivain qui ne parvenait à pas à écrire son roman, c'était à cause du Mur. Une fois le Mur tombé, nombre de gens se sont trouvés dans le désarroi. »
Les livres d'Ingo Schulze ont déjà été traduits dans 27 langues.
En partenariat avec le Festival Est-Ouest (Die).
Avec le soutien du Goethe-Institut et la collaboration de Pierre Deshusses.