L’individualisme est souvent décrié à l’heure actuelle. Source supposée de bien des maux de nos sociétés occidentales, il constitue pourtant, avec l’autonomie, l’une des conquêtes de l’homme moderne, la manifestation d’une liberté à laquelle bien peu d’entre nous seraient prêts à renoncer. Et il n’est pas incompatible avec "l’agir ensemble". Pour preuve : notre société des individus est aussi celle de tous les engagements. Le monde associatif, les ONG et de nombreux acteurs institutionnels esquissent chaque jour des méthodes pour reconstruire du "bien commun" par la base, par le jeu de la confrontation des points de vue.
Décrire les formes actuelles de l’individualisme, analyser les expressions communautaristes, le dynamisme des collectifs comme les tendances au repli et le progrès de l’indifférence, imaginer comment l‘acteur public peut concevoir le tissage du collectif dans ces conditions : tel est l’objet de ce cycle de conférences-débats proposé par Le Conseil de Développement du Grand Lyon et l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines, dans la foulée de 6 précédents cycles de réflexion sur "la chose publique".
Le principe est toujours le même : un chercheur (philosophe, sociologue, politologue…) est invité à chaque séance à partager sa réflexion avec le public, et des comptes rendus largement diffusés permettent de progresser dans la réflexion commune.
Après Marie-Christine Jaillet, Geneviève Fraisse, Mireille Delmas-Marty et Bernard Lahire, ce sont Lilian Mathieu, Christophe Dejours et Pierre Rosanvallon qui seront présents dans l’amphithéâtre de l’ENS-LSH, respectivement le 6 mars, le 10 avril et le 15 mai, de 18h à 20h.
Des soirées gratuites, très citoyennes, et qui fournissent à tout un chacun l’occasion d’entrer dans ce lieu prestigieux qu’est l’ENS-LSH à Gerland.