Peut-être plus qu’aucun autre élément, l’eau ne peut se limiter à sa définition chimique. Certes elle est bien un mélange d’hydrogène et d’oxygène, mais elle revêt surtout une multitude de dimensions utilitaires et symboliques à travers lesquelles il faut accepter de se perdre parfois pour comprendre la richesse d’usages et d’imaginaire qui la rend si particulière à l’homme. Ceci a déjà été maintes fois montré, notamment par Gaston Bachelard dans L’eau et les rêves.
Ce texte s’adresse au grand public curieux de découvrir l’histoire de l’eau à Lyon et son imaginaire, comme aux gestionnaires de l’eau qui pourront trouver une vision différente de cette ressource : « […] reléguer la dimension symbolique de l’eau au musée des antiquités poussiéreuses et faire de l’eau une simple matière première risque de creuser le fossé de l’incompréhension entre les hommes […] », BOUGUERRA 2003, p. 27.
Nous avons donc cherché à ressembler sous différentes rubriques des textes scientifiques - qui offrent toute la rigueur du chercheur - et des témoignages, écrits ou iconographiques, qui permettent de se rendre compte de la diversité des fonctions symboliques de l’eau et de restituer à la fois les relations favorables entre la ville et ses fleuves comme les situations plus dures.
Sommaire :
L’ambivalence symbolique de l’eau p 3 Quelle eau pour alimenter Lyon p 6 Adduction et gestion de l’eau : un enjeu d’innovation technique et sociale p 10 Assainissement : une histoire d’intercommunalité p 14 Les fontaines : entre art et innovation p 16 Inondations et sécheresses : les extrêmes qui fragilisent la ville p 20 L’eau et les arts.25 L’eau milieu étranger à l’homme et étrange bestiaire p 28 Lieu de fêtes, de vie et de loisir p 30 Joutes : le fleuve approprié p 38 Energie et industrie : les fleuves comme espace économique p 42 Fleuve et ville : deux « forces » qui se composent p 45 La ville aux deux fleuves p 48 Gagner sur l’eau p 52 Bibliographie |