Le Groupement Interarmées des Actions Civilo-Militaires a été créé en 2001 pour professionnaliser les forces d’intervention dans les pays se relevant d’un conflit : le GIACM est appelé à servir d’interface entre la population civile, les instances internationales, les ONG et les impératifs militaires. Implantée à Lyon au Quartier Général Frère, cette unité nationale est constituée de 530 personnes issues des trois Armées (Terre, Marine, Air) et de la gendarmerie, affectées de manière permanente ou ponctuelle au Groupement. Parmi eux, des réservistes sont engagés en leur qualité d’experts ou de spécialistes.
Le GIACM a pour mission de faciliter l’action de la force chargée d’accompagner le pays vers le rétablissement d’un état de droit : les troupes doivent être acceptées et reconnues comme servant au maintien de la paix. Il faut donc, d’une part, prendre en compte le contexte culturel et religieux du pays, et d’autre part, évaluer les ressources naturelles et économiques disponibles pour que la présence de l’armée ne pénalise pas la population.
L’objectif est ensuite de rétablir progressivement les fonctions vitales civiles et économiques du pays en concertation avec les autorités locales, les ONG et les instances internationales. Le but est de réactiver tous les domaines d’action de l’Etat (énergie, télécommunications, circulation aérienne…) dans le cadre des objectifs politiques définis par les instances internationales (ONU, OTAN, Union Européenne). Le transfert graduel d’autorité vers le monde civil se fera en concordance avec la fin du mandat international. Un exemple de type d’intervention du GIACM : la reconstruction d’un lycée agricole au Kosovo, qui permettra à la fois une scolarisation des enfants, un redémarrage de l’économie locale et un approvisionnement alimentaire de la population.
Dans le cadre de la préservation des intérêts nationaux, le GIACM sert d’interface pour l’information des acteurs économiques des marchés qui s’ouvrent dans les pays en reconstruction.