Ambronay aborde un thème attendu et plein de promesses : quelle pouvait être, au XVIIe siècle, la place des femmes dans le domaine musical alors qu’on se trouvait dans un monde où la domination masculine n’était pas contestée ? Interprètes, parfois, muses aussi et même compositrices, les femmes s’exprimaient alors le plus souvent par le truchement des hommes. Alain Brunet, directeur du festival, explore ce thème en composant une programmation originale qui s’appuie sur de grands interprètes contemporains, comme sur des « figures féminines » emblématiques.
Ainsi, on pourra entendre le contre-ténor Philippe Jaroussky avec l’Arpeggiata (dir. Christina Pluhard), des concerts élaborés autour de grandes femmes du XVIIe quelles soient mythiques comme Ste Cécile ou réelles comme la compositrice Elisabeth Jacquet de la Guerre. Le festival s’aventure aussi sur le répertoire contemporain (Edith Canat de Chisy) et traditionnel (Assurd).
À noter : un colloque international offre un angle d’approche autre que musical sur le thème « Musique, femmes et interdits ». Enfin, un homme, un vrai, le Capitaine Borgnefesse, fera entendre sa vision de la gent féminine… (Concert de l’Hostel Dieu).