Le Comité des fêtes de Lyon propose un nouveau rendez-vous avec l’histoire locale des lyonnais. Il s’agit de revisiter le Serment sur la charte Sapaudine remontant à 1320. Au début du millénaire, l’archevêque détenait seul le pouvoir spirituel et temporel sur la Ville de Lyon. Avec la Charte Sapaudine, c’est l’autonomie de la population lyonnaise vis-à-vis du pouvoir jusque-là détenu exclusivement par l’évêché qui est posée. Le serment fût prêté par les lyonnais auprès de Pierre de Savoie, à la demande du roi Philippe V le Long. Lyon devint alors une commune autonome et permit aux lyonnais de s’autogérer. La charte légalise l’organisation de la ville en Pennons (ou quartiers) et en 1523, elle sera divisée en 35 Pennons qui sont autant de circonscriptions militaires et fiscales.
La manifestation contemporaine de la charte Sapaudine veut faire découvrir un aspect méconnu –et pourtant considéré comme un moment essentiel de l’histoire locale– aux lyonnais, mais aussi aux touristes. 500 participants appartenant aujourd’hui aux pennons, confréries, et syndicats des produits et des métiers du Rhône se réunissent sous leurs bannières respectives. Les Pennons actuels partent alors de la Place de la République en direction du parvis de l’Hôtel de Ville, sur la Place des terreaux, afin de reconstituer le moment où leurs lointains ancêtres prêtèrent serment.
Avant le début de la manifestation, un livret d’information sur l’histoire de la longue crise (1269-1320) qui conduisit au Serment de la charte Sapaudine est remis au public. Une exposition des photos des bannières des Pennons, extraites de la collection du musée Gadagne, se tient dans l’atrium de l’Hôtel de Ville en amont de la manifestation. Des délégations étrangères de confréries sont présentes lors de cette cérémonie.
À noter : Le nom Sapaudine ou sabaudia est le nom latin de la Savoie, en référence à Pierre de Savoie, alors archevêque en place à Lyon.
Partenaires : Co-organisée avec les Pennons de Lyon, la Cérémonie de la charte Sapaudine bénéficie du soutien de la Ville de Lyon, des confréries du lyonnais, de la chambre des métiers et d’entreprises privées comme Gaz de France.