Il existe deux modèles principaux de régulation de la mémoire participative :
Le wiki (rapide en hawaïen) est un site web dont les pages sont modifiables par tout ou partie des visiteurs du site ; il permet ainsi l’écriture collaborative de documents. Le plus connu des wikis est Wikipédia, l’encyclopédie collective libre qui compte 40 000 adeptes (wikipédiens) en France. Il propose des articles de synthèse conçus par un contributeur anonyme, qui sont régulés collectivement a posteriori.
Le knol (mot valise issu de la contraction de knowledge, connaissance, et mol, abréviation de mole, unité de mesure) est une plate-forme d’échange d’informations sur Internet créée par Google en juillet 2008 autour du concept initial de mise en valeur des auteurs. Knol compte environ 1000 knolauteurs en France. Le knol est un article de synthèse réalisé par un auteur en visibilité, et régulé a priori (par filtrage éditorial des modifications proposées par les lecteurs).
Patrick Serrafero, professeur associé à l’Ecole centrale de Lyon et chef d’entreprise dans le domaine du knowledge management, est un wikipédien et un knolauteur de la première heure. Pour lui, « par rapport à wiki, le knol ou « blog de connaissance » est une invention majeure. De la même manière que les biologistes ont distingué les virus et les bactéries ! Les applications pédagogiques de ces knols sont évidentes. »
Ces deux procédés de constitution de la connaissance sont portés par des philosophies assez différentes qui révèlent une vision constructiviste et horizontale du savoir (la plus répandue) ou plus «positiviste » et verticale.
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