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ET DEMAIN IRONS-NOUS TOUJOURS AU CINÉMA ?

 

Etat des lieux : le cinéma un secteur en pleine mutation /Et demain? L'avenir du cinéma en salle/L'impact des révolutions technologiques/Interactivité et transmedia : les principales pistes du futur

Par Anne-Caroline Jambaud


 

Du 13 au 18 octobre, Lyon, ville natale des frères Lumières, a créé l’événement autour de l’histoire du cinéma avec plus de 150 projections, le plus souvent en copies neuves restaurées et parfois en diffusion numérique, de films du patrimoine dans une trentaine de salles de l’agglomération lyonnaise.


Le festival « Lumière 2009 » a célébré ainsi le cinéma d’hier et d’aujourd’hui par une série de projections de films « classiques » en salles, sur grand écran.

Mais le cinéma de demain empruntera-t-il toujours ces formats classiques, ces modes de production, de diffusion, de consommation ? Quelles influences le numérique, la 3D, la dématérialisation, le nomadisme ou l’intéractivité auront-ils sur le cinéma comme art et pratique culturelle ? Comment les acteurs du monde de l’image se préparent-ils aux évolutions de demain ?

Préambule : Un nouvel événement autour du cinéma

 Le cinéma de papa (Claude Berri, 1970)

Le Festival Lumière 2009 revendique la célébration d’un « cinéma classique » - d’aucuns diraient : « cinéma à papa » - : des films du patrimoine, visionnés en salle, sur grand écran. www.lumiere2009.org Pas question de montrer des « films pockets » réalisés à partir de téléphone portable, des films hybrides ou des expériences de cross-média, déclinaison d’une proposition filmique sur plusieurs supports (internet, télévision, téléphone mobile, cinéma). Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière et du Festival Lumière, défend ardemment ce parti-pris :  « Lumière 2009 est également fait pour expliquer à ceux qui pensent qu'aimer voir ou revoir un film qui a plus d'une semaine d'existence revient à aimer le "cinéma de papa". C'est témoigner d'un certain mépris pour le cinéma que de lui refuser ce qu'on accorde à la musique ou à la littérature. Mozart c'est de la "musique à papa" ? Picasso c'est de la "peinture à papa" ? Mais c'est aussi témoigner du même mépris pour le public qui se rue chaque année sur les DVD, sur les films rediffusés à la télévision, ainsi qu'à la cinémathèque française ou à l'Institut Lumière. Quand TF1 rediffuse un film à une heure de grande écoute, c'est passéiste ? Rien n'est moins sûr. »

Par ailleurs, Lumière 2009 a livré un joli pied de nez à tous les fans de nouvelles technologies, en présentant, le soir de l’ouverture de la manifestation, des films des frères Lumière… en relief, à visionner avec des lunettes bicolores. « Il n’y a pas que James Cameron et Shrek 4 ; déjà les frères Lumière tournaient en 3D ! » souligne Thierry Frémaux.

Si l’on peut s’amuser de la nouveauté toute relative des dites « nouvelles » technologies, on ne peut nier qu’aujourd’hui, elles exercent une emprise très forte dans de nombreux domaines. Elles façonnent une véritable « culture numérique » qui génère de nouvelles images et de nouveaux usages ; et génère de profondes mutations.

 

ETAT DES LIEUX 

Fréquentation des salles de cinéma : des chiffres en trompe l'œil

 Je vais bien, ne t'en fais pas (Philippe Lioret, 2006)

Des mutations d'exploitation liées à l'augmentation du nombre de multiplexes

 La vallée des géants (Raoul Walsh, 1952)


Frappé de plein fouet par la révolution numérique et concurrencé par de nouveaux supports, le cinéma est en crise… mais semble bien se porter, en France comme dans l’agglomération lyonnaise. Les chiffres de fréquentation des salles attestent de la vitalité du secteur, comme le souligne le premier rapport de l’observatoire du cinéma de l’agglomération lyonnaise de septembre 2009.
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Mais les chiffres semblent masquer une situation de plus en plus tendue, comme l’explique Colette Périnet, présidente du GRAC, Groupement régional d’actions cinématographiques  : « Les chiffres annoncés sont excellents (…) mais cachent la réalité de la petite exploitation, dont nous faisons partie majoritairement, et qui souffre de l’implantation de nouveaux multiplexes. CinéDuchère, Ecully, Oullins et Décines sont durement touchés depuis l’ouverture de Pathé Vaise et Carré de Soie. (…) Trois multiplexes supplémentaires, ça dérégule ce qui existait sur l’agglomération. En terme de fréquentation, mais aussi d’accès aux copies. Les relations avec les distributeurs sont plus tendues ; la pression est plus forte. » Colette Perinet, présidente du GRAC...
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Une concurrence accrue entre salles

 Marche à l'ombre(Michel Blanc, 1984)

Comment réguler un marché en pleine mutation

Aide-toi le ciel t'aidera ( François Dupeyron, 2008)

Les équilibres sont fragilisés, et la concurrence des cinémas avivée autour notamment du créneau très disputé de « l’art et essai porteur » qui permet aux indépendants d’assurer leur équilibre économique et sur lequel mordent désormais les multiplexes du centre ville.

« L’UGC ciné cité propose depuis dix ans le meilleur du commercial et le meilleur de l’art et essai. Le Pathé Bellecour s’est mis lui aussi à programmer des films d’art et essai et des films en VO et ce positionnement nouveau m’inquiète. On est désormais concurrencé sur la base de ce qui fait notre équilibre économique » explique Marc Bonny, directeur du cinéma Le Comœdia

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Alors, faut-il laisser la loi du marché de la concurrence continuer à déséquilibrer le paysage cinématographique ? Au niveau national, il existe un médiateur du cinéma qui a un vrai pouvoir d’injonction de régulation du marché. Il est de plus en plus saisi par des acteurs lyonnais pour arbitrer des conflits (notamment pour l’obtention de copies). D’autres différends sont portés devant les tribunaux (UGC a attaqué le Comœdia, et plus récemment la salle Gérard Philipe). Tout récemment, Le tribunal administratif de Lyon a rejeté la demande du Pathé Bellecour à être affilié au dispositif « carte M’ra » piloté par la Région Rhône-Alpes, qui permet à 280 000 lycéens et apprentis de bénéficier chaque année de 6 places de cinéma gratuites dans des salles le plus souvent classées « art et essai » et travaillant avec le jeune public. Directeur du Pathé Vaise, Joël Luraine trouve cette décision « injuste et discriminatoire ». « On fait comme s’il n’y avait pas de concurrence entre les cinémas actuellement, or c’est faux. Il vaudrait mieux le reconnaître, et l’organiser intelligemment » poursuit-il. Joël Luraine, Directeur du Pathé Vaise 
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De fait, beaucoup de directeurs de salle de l’agglomération interpellent les pouvoirs publics afin qu’ils établissent une médiation ou favorisent le dialogue entre les différents exploitants.
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"Une nouvelle culture" de l'écran modifie les pratiques culturelles

Le code a changé (Danièle Thomson, 2009)


 

La parution, mi-octobre 2009, de l’étude d’Olivier Donnat sur Les Pratiques culturelles des Français à l’ère  numérique (La Découverte), souligne bien ce « changement d’époque ». Désormais 83% des français ont un ordinateur à la maison et deux tiers des internautes passent 12 heures par semaine (hors scolarité et travail) sur la toile. Une « nouvelle culture de l’écran » est apparue, renforcée par l’essor de la téléphonie mobile, des jeux vidéo, du téléchargement et de la vidéo à la demande (VAD).

Principale victime : la télévision (mais aussi la radio, la lecture des livres et des journaux et la fréquentation des bibliothèques).
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ET DEMAIN ? 

Un lieu magique et solennel

 Cinema Paradiso (Giuseppe Tornatore, 1988)

Le cinéma sur grand écran : la haute couture de l'image

Le grand jeu (The Full Monty, Peter Cattaneo, 1997)




Toutes ces évolutions, par ailleurs très rapides, auront-elles un impact sur l’avenir du cinéma en salle ? C’est la grandequestion qui agite les acteurs des filières de l’image.

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Les évolutions technologiques et la diversification des supports pourraient même valoriser le cinéma sur grand écran comme « référent ultime » ; face au prêt-à-porter ou au « tout venant de l’audiovisuel », il constituera de « la haute couture » prévoit Michel Reilhac qui estime que «pour encore longtemps, la salle de cinéma est le lieu où le film crée sa valeur ». Il développe plus longuement ce point de vue dans son ouvrage Plaidoyer pour un cinéma d’auteur.
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Un lieu d’événementialisation

Que la fête commence (Bertrand Tavernier, 1974)

Extension des festivals de cinéma comme  « marques »

Drôle d'endroit pour une rencontre(François Dupeyron, 1988)


L’une des pistes d’avenir est d’accentuer la dimension « événementielle » de la salle de cinéma, comme le prédit Michel Reilhac : « Il y aura sans doute un peu moins de salles, mais elles vont devenir un lieu de plus en plus événementiel : la sortie au cinéma en salle va devenir de plus en plus valorisée comme un événement particulier dans notre temps de loisir individuel et collectif. La salle va elle-même s’ouvrir de plus en plus à d’autres types d’événements, facteurs de rapprochement et de célébrations socialisants : retransmission en direct ou en différé de grands concerts, spectacles ou événements sportifs ; réunions de jeux de plate-forme en ligne joués en direct dans la salle, etc. » Cette évolution est en marche !
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Si les salles de cinéma restreignent à l’avenir leur offre de films pour accueillir d’autres événements, les festivals pourraient, paradoxalement, connaître un phénomène inverse et étendre leur impact sur la durée. C’est là encore Michel Reilhac, qui prévoit cette évolution : « Les festivals, comme véritables fêtes du cinéma, vont se développer, en étant perçus par le public comme une opportunité exceptionnelle de découvrir d’autres formes de cinématographie que celle du cinéma commercial standardisé. Sous la pression naturelle du public et des professionnels, les festivals vont avoir tendance à développer de plus en plus leurs activités en dehors des dates de leur événement principal. Ils vont se positionner de plus en plus comme de véritables marques pour soutenir et accompagner les films tout au long de leur processus de rencontre avec le public. »
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L’IMPACT DES REVOLUTIONS TECHNOLOGIQUES 

Après le parlant et la couleur, le cinéma en relief : la révolution de la 3D

La grande illusion (Jean Renoir, 1937)

Le divorce du cinéma à grand spectacle et du cinéma d’auteurs : quelle place pour les « films du milieu » ?

Gang des reqins(Dreamworks, 2004)

 

Pour Hollywood, l’avenir du cinéma sur grand écran passe par le film tridimensionnel puisque cette expérience spectaculaire ne pourra se vivre qu’en salle, en tout cas jusqu’à l’apparition de la télévision en relief (annoncée pour 2012), et que les films mettant en œuvre cette technologie ne peuvent pas (encore) être piratés. Qui plus est cette technologie ouvre de nouvelles possibilités au cinéma à grand spectacle. Du coup, tous les poids lourds de l’industrie cinématographique sont impliqués dans des projets 3D : Robert Zemeckis, James Cameron, Steven Spielberg, Peter Jackson et Georges Lucas qui en train de remastériser tout Star Wars en 3D.
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Or ce cinéma artistique plus modeste est justement celui qui a le plus de mal à trouver sa voie entre les grosses productions richement dotées et relativement attendues et les films d’auteur très pointus voués à une certain ghettoïsation. C’est ce qu’a déploré la réalisatrice Pascale Ferran (Lady Chatterley) lors de la cérémonie des Césars 2007 : les « films du milieu », qui conjuguent exigence artistique et vocation populaire – les films de Miller, Jolivet, Tavernier, Jaoui, Garcia, Dupeyron, Assayas, etc. – sont aujourd'hui de plus en plus difficiles à produire. Suite à cette intervention, un groupe de travail s’est mis en place, intitulé le Club des 13, et a élaboré un épais rapport sur les difficultés rencontrées par les forces vives du cinéma français.
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Le cinéma à l’épreuve du numérique

Drôles de bobines (Steno, 1915)

Une programmation plus libre ou encore plus contrainte ?

Où est la liberté ? (Roberto Rossellini, 1954)

Mais pour que l’hégémonie hollywoodienne advienne en trois dimensions et qu’on s’approche un jour du spectacle total, les salles doivent d’abord impérativement s’équiper en matériel de projection numérique, ce qui implique des investissements. Car le numérique est la pierre angulaire de toutes les évolutions technologiques à l’œuvre dans le 7e art.

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Pour les diffuseurs, la dématérialisation du support (les copies numériques sont acheminées par fibre optique, satellite ou par streaming) supprime les problèmes de logistique (transports de copies), allège les coûts et devrait libérer les possibilités éditoriales. « Je vois le numérique comme une liberté donnée aux programmateurs dans leur politique éditoriale (…) Ils pourront se concentrer sur la partie pré-commerciale, et surtout éditoriale de leur boulot : donner envie de voir des films ! La salle de cinéma n’est pas juste un robinet à films, il s’agit de rendre importantes et attractives les projections, par des événements, des rencontres, etc. » estime Marc Guidoni.
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Quand le monde très snob du cinéma s’ouvre au tout venant

La grande vadrouille (Gerard Oury, 1966)

Une démocratisation technique, mais pas artistique ?

Salut l'artiste (Yves Robert,1973)

Emmanuel Pampuri, gérant des Machineurs, société lyonnaise spécialisée dans les prestations techniques innovantes, se félicite de cette nouvelle donne.

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Mais tous n’affichent pas le même optimisme : Rodolphe Bacquet, doctorant en cinéma à Lyon 2 est plus circonspect : « La démocratisation technique n’est pas du tout une démocratisation artistique. Car le plus souvent, les personnes qui se lancent le font en velléitaires, peu en passionnés. De plus, ils le font en reproduisant des codes et des clichés qui n’ont rien de neuf. Pour moi, cette démocratisation est un trompe l’œil. Cela rend encore plus exigeant et critique sur le contenu. »
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INTERACTIVITÉ ET TRANS MÉDIA : LES PRINCIPALES PISTES DU FUTUR 

   

L’intéractivité ou le film dont vous êtes le héros

Au-delà du réel (Ken Russel, 1980)

Le Trans média : des contenus conçus pour une diffusion sur supports multiples

Histoires fantastiques (Steven Spielberg, 1986)

L’une des pistes les plus excitantes pour l’avenir est celle du cinéma interactif. Le futur du 7e art réside-t-il dans sa capacité à satisfaire le désir d’intéractivité toujours grandissant du spectateur du 21e siècle ? Les avis sont partagés.  « Les spectateurs semblent peu enclins à intervenir sur le cours d’une histoire. Sans doute ne sont-ils pas dupes de cette illusion de liberté absolue que véhicule le cinéma interactif, de ce champ de possibles qui les transforment en public enfantin s’attachant à choisir un scénario fidèle à ses désirs » estime Laurence Alfonsi dans Le cinéma du futur, Les enjeux des nouvelles technologies de l’image, Laval, L’Harmattan, 2005. 
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Pour l’heure, la piste de travail « interactive » la plus avancée, est celle du trans média : il s’agit de concevoir des contenus spécifiques pour une diffusion, complémentaire ou simultanée, sur supports multiples : internet, téléphone portable, télévision, cinéma, console de jeux vidéo.

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