 | Errance en gare ou comment prendre en compte une présence qui dérange : éléments de diagnostic et propositions |
Cette synthèse propose un éclairage pour mieux connaître et appréhender la problématique de l’errance en gare. Elle s’appuie sur un travail de recherche et de documentation et sur le point de vue d’experts et d’acteurs qui ont porté des initiatives dans ce domaine. Elle présente également des expériences en cours, et esquisse quelques recommandations. L’objectif est de dégager les tendances à l’œuvre aujourd’hui pour s’inscrire dans une dynamique prospective.
Auteur : Trajectoire
Date : 30/10/2011
Les gares des métropoles urbaines affirment désormais leur centralité, au cœur de la ville et des réseaux de transports, et leur rôle dans la rationalisation des temps de la mobilité en proposant une nouvelle offre de services. Dans ces lieux conçus pour faciliter l’accès aux différents modes de transport et à une large gamme de services, où la question de la circulation et des flux est centrale, la présence des errants dérange. On ne peut dissocier la thématique de l’errance de celle du sans-abrisme et nier ou occulter le fait que les gares sont des espaces ressources pour les personnes sans-abri. En effet, ces dernières trouvent dans les gares facilement accessibles, des possibilités de refuge sécurisé, de rencontres entre pairs, de liens avec d’autres populations, d’accès à certains services (douches, consignes…) et de pratique de la mendicité aux alentours. Comment alors appréhender la présence des errants dans ces nouveaux temples de la mobilité et de la consommation ? Entre des politiques sécuritaires et de rejet, et des politiques sociales et d’accompagnement, des réponses s’expérimentent dans différentes gares d’Europe. Elles soulignent les ambigüités des politiques européennes et nationales face à la problématique du sans-abrisme. Toutefois, des pistes d’action se dessinent et révèlent la nécessité d’aborder cette question, notamment en amont des projets de restructuration des gares.
Sommaire :
Contexte de l’étude et introduction P.5 I. Les gares : les nouvelles centralités, les nouvelles agoras des villes structurées autour des grands réseaux de transport ? P.7 1. L’émergence de nouvelles vocations 2. Un nouveau rapport au temps et à l’espace 3. Un nouvel espace d’urbanité ? II. Errance en gare : une présence qui dérange P.19 1. Qui sont les errants, ce public « à contre emploi » dont la présence en gare dérange ? 2. Les pratiques en gare des errants 3. Pourquoi la présence des SDF en gare dérange ? 4. Au cœur du sans–abrisme, la question des Roms III. Errance en gare : expériences et recommandations P.43 1. Errance en gare : une problématique qui se pose à l’échelon européen 2. Errance en gare : initiatives françaises 3. Recommandations Conclusion P.58 Ressources P.62 |
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