La protection de l’environnement dans la perspective du développement économique est un objectif mieux servi aujourd’hui que ne l’est celui de l’équité sociale. Cette avance de l’environnemental sur le social est en grande partie liée à l’invention même du " développement durable ", porté à l’origine par une vision écologiste centrée sur la consommation massive de ressources naturelles limitées et non renouvelables, et sur la pollution de l’environnement et de ses conséquences irréversibles, comme les changements climatiques dus à l’accumulation dans l’atmosphère de gaz à effet de serre.
" Polluer moins, gaspiller moins " à l’échelle d’une ville nécessite une gestion raisonnée des "flux" indispensables à son fonctionnement et/ou générés par ses activités : transport des personnes et des marchandises, déchets, énergies, eau. La qualité de l’air par exemple, une des préoccupations environnementales majeures des habitants, est directement soumise aux rejets dans l’atmosphère des industries et des moyens de transport motorisés.
Pour y remédier, "l’éco-industrie", largement motivée par le principe pollueur-payeur, développe des modes de production plus respectueux de l’environnement (cf. "travailler ensemble au service des hommes et dans le respect de l’environnement"), tandis que la gestion des transports urbains vise à réduire l’usage de la voiture particulière en centre-ville – autant de solutions pour une meilleure qualité de l’air en ville, primordiales pour la santé des habitants mais qui contribuent aussi, de manière globale, à lutter contre l’effet de serre.
L’interface environnement urbain / habitants recouvre par ailleurs le problème de l’exposition aux risques technologiques et naturels : la proximité d’industries manipulant et/ou produisant des matières potentiellement dangereuses, la maîtrise difficile des inondations ou des glissements de terrain, obligent à "prévenir les risques" pour mieux protéger les populations.