Dans les années 44 à 66 de l'ère chrétienne, Saint Thadée et Saint Barthélémy, deux des douze apôtres, ont annoncé la bonne nouvelle sur la terre d'Arménie, en fondant la première communauté chrétienne. En l'an 301, la nation arménienne a été la première à proclamer le christianisme comme religion officielle de l'État et l'Église arménienne a célébré le 1700ème anniversaire de cet événement en 2001. La théologie de l'Église arménienne est basée sur les trois premiers conciles (Nicée 325, Constantinople 381, Ephèse 431). De même que d'autres Églises, telles que celles de Syrie, d'Égypte, d'Éthiopie et de Malankar aux Indes, elle n'a pas reconnu le concile de Chalcédoine en 451.
L'Église arménienne est une église autocéphale dans son organisation ce qui signifie qu'elle est administrativement indépendante. Elle est membre du conseil des églises œcuménique depuis 1962 et œuvre dans le sens de la réconciliation et de l'entente entre les églises. Les premiers lieux de cultes arméniens sont apparus en France au début des années 1900. Après la première guerre mondiale, de nombreux Arméniens fuyant le génocide ont trouvé asile en France, fondant des communautés plus importantes, notamment à Paris, Marseille et Lyon. Aujourd'hui, la communauté arménienne compte 23 églises en France dont 7 dans la Région Rhône-Alpes.
Édifiée à l'angle de la rue André Philip et de la rue d'Arménie, l'Église arménienne de Lyon, qui date de 1963, accueille les fidèles pour une messe dominicale (de 10h00 à 12h00) et trois offices quotidiens. Des messes sont également célébrées en semaine lors des grandes fêtes telles que la fête de la Vierge, la fête de Noël ou celle de Saint Jacques. Forte de 70 000 à 80 000 membres, dont 30 000 dans le Grand Lyon, la communauté arménienne a souhaité préserver ses traditions et sa langue. Sous l'impulsion de Mgr. Norvan Zakarian et avec le concours du conseil d'administration de l'Eglise, l'école privée Markarian-Papazian a vu le jour en 1988, grâce au soutien de deux donateurs Mark et Arpiné Markarian dont elle porte le nom. Accueillant près de 200 élèves de la maternelle au CM2, elle dispense le programme de l'éducation nationale tout en ajoutant 1 heure d'arménien par jour.