Accepter un tel changement de perspective permet ainsi de considérer les usages matériels et immatériels comme complémentaires.
Selon Boris BEAUDE (*), "la technologie numérique permet désormais à des individus d’interagir indépendamment de toute volonté de contact matériel. L’échange immatériel se caractérise par sa vitesse et la quasi-instantanéité. Pour sa part, le contact matériel permet la complétude mais consomme beaucoup d’énergie et génère des frictions".
Nicolas NOVA (*) confirme : "D'aucuns craignent en effet que le numérique ne se substitue aux moyens de communication existants, alors qu’il existe pourtant une complémentarité entre ces éléments".
Plus précisément, Boris BEAUDE (*) estime ainsi que "l’association d’un média immatériel à une localisation tangible réaffirme la place du territoire dans la relation" entre le citoyen et la ville. De même, selon Nicolas NOVA (*), "les technologies numériques favorisent l’émergence de nouvelles médiations sociales, temporelles, spatiales ou corporelles". Concrètement, comment la "ville hybride" peut-elle alors contribuer à la transformation du quotidien ?
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(*) Nicolas NOVA : consultant (Liftlab), enseignant à la Haute École d’Art et de Design à Genève et à l'ENSCI à Paris. Lire l'intervention
(*) Boris BEAUDE : géographe et chercheur à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne, maître de conférences à l'IEP de Paris. Lire l'intervention
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