 | Délocalisations : pour un néo-colbertisme européen |
Rapport de la Commission des Affaires économiques, Groupe de travail sur la délocalisation des industries de main d'oeuvre.
Auteur : Rapport du Sénat
Année : 2004
Editeur : Le Sénat : www.senat.fr
Rapport du Sénat n° 374
Centre d'information et de documentation
20, rue de Vaugirard - 75006 Paris
Tél. : 01 -42-34-21-21 -
Références(s) : ISBN 2-11-112226-2
Prix : 6,50 €
Les délocalisations sont depuis plusieurs mois au coeur du débat public. Ce phénomène qui n'est ni nouveau, ni massif - s'est récemment accéléré et diffusé en raison de l' émergence de nouveaux et puissants pays producteurs et du ralentissement prononcé de l' économie européenne depuis 2001.
Mais d'approximations en généralisations, les délocalisations sont aussi invoquées pour être condamnées, dès qu'une entreprise, un secteur ou un bassin d'emplois est confrontéà des difficultés économiques. Or cette confusion est préjudiciable car elle ne permet pas de forger les outils adéquats permettant à l' industrie française de s'adapter efficacement à la nouvelle division mondiale du travail.
Le groupe de travail sur la délocalisation des industries de main d'oeuvre, créé par la commission des affaires économiques du Sénat, s'est efforcé de faire le point en répondant à plusieurs questions : quelle est l'ampleur exacte des délocalisations ?
Sont-elles néfastes à l'économie ? Quelle stratégie adopter pour en limiter les conséquences sociales et territoriales ?
Quelle politique mettre en oeuvre pour mieux positionner la France et l'Union européenne dans le champ concurrentiel
international ?
Estimant au terme de ses travaux que les délocalisations sont moins un problème d' ordre économique qu'une préoccupation sociale et territoriale, le groupe de travail, récusant tout pessimisme au ragard des potentialités
de l'économie française suggère des solutions innovantes pour développer l'emploi domestique et, favorable à la définition d' une politique industrielle communautaire, appelle à un "néo-colbertisme" pour donner à la volonté politique les moyens de l'action.
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