Si depuis une quarantaine d'années le Concours des villes et villages fleuris récompense les communes de France qui ont fait le plus d'effort pour agrémenter l'espace, ce n'est que depuis 1988, avec la décentralisation, que ce concours est devenu régional.
Chaque Conseil régional est ainsi chargé de son organisation. Les communes qui le souhaitent s'inscrivent auprès de leur Département qui procède à une présélection transmise ensuite à la Région. Celle-ci forme un jury d'une vingtaine de personnes (un élu de chaque groupe politique, des techniciens de l'espace vert, des professionnels du tourisme, etc.) qui se rend dans les communes demandant leur classement ainsi que dans celles dont le classement est susceptible de changer. Les communes se voient alors attribuer un label qui va de une à quatre “ fleurs ”, ce dernier prix étant attribué par un jury national sur proposition des régions. Si 157 communes de la région bénéficient aujourd'hui d'un label de une, deux ou trois “ fleurs ” (dont Lyon, une fleur), le club des quatre “ fleurs ” est très fermé puisqu'il ne compte que douze communes dont Aix-les-Bains, Annecy, Evian, Grenoble et Ecully; seule commune du Rhône.
La Région, qui a une longue tradition de fleurissement derrière elle, notamment dans les départements de l'Ain et de la Savoie, se trouve au second ou troisième rang au plan national. Depuis 1990, l'annonce et la remise des prix se fait lors d'une journée spéciale, à Charbonnière, au siège de la Région. Le matin, un colloque est organisé autour d'un thème régional (“ Histoire des jardins en Rhône-Alpes ”, “ Les entrées des villes ”, etc.). Après un déjeuner convivial, les prix sont remis aux communes au rythme des animations musicales. Avec les années, le concours a beaucoup évolué. Loin de prendre en compte le seul fleurissement des villes, il récompense une politique plus générale de l'aménagement du territoire, d'où l'émergence de prix nouveaux tels que le “ prix des gares ”, le “ prix des zones d'activité ” ou le “ prix pour l'aménagement urbain ”.
Lors de la cérémonie de la remise des prix 2003, le thème mis à l’honneur était celui de l’eau : l’eau douce en tant que denrée précieuse et sa gestion dans les espaces verts. Quatre gares se sont vues remettre le prix spécial des gares. La station de Chazelles-sur-Lyon (42) a obtenu le prix spécial des stations vertes de vacances et Thiez (74) celui de l’aménagement paysager. Si on comptait, en 2003 et sur la région Rhône-Alpes, 216 communes inscrites au classement régional en 1, 2 3 ou 4 fleurs toutes catégories confondues, il n’y a pas eu toutefois cette année-là de nouvelle ville classée 4 fleurs.
L’année 2004 a été une période de transition pour ce concours. Une nouvelle équipe avec de nouveaux élus s’est mise en place avec un nouveau président, Michel Raymond, par ailleurs président de la Commission Tourisme et Montagne. Cette année pas comme les autres a privilégié encore davantage une vision paysagère du fleurissement et des aménagements urbains autour du thème de l’architecture.
Enfin, l’année 2005 s’articule autour du thème “Rhône-Alpes en héritage” en référence au proverne indien: « On n’hérite pas de la terre de ses ancêtres, mais on l’emprunte à ses enfants“. Sont donc récompensées les villes qui ont fait la belle place aux aménagements et aux fleurissements qui ont de l’avenir ! Parmi la longue liste des villes en course, Cruas (Ardèche) candidate pour la première fleur, Rive-de-Gier pour la deuxième, Lyon pour la troisième…
Remarque : l’entrée se fait sur invitation.