En adoptant en mai 2003 la Charte de la Participation, le Grand Lyon s’est engagé à construire une éthique et une pratique renouvelée de l’action publique. Pari complexe à l’échelle d’une intercommunalité
qui exerce des compétences politiques majeures tout en se tenant encore trop souvent à distance du citoyen. Pari à relever pour développer une démocratie authentiquement représentative : une démocratie où la représentation politique s’adosse et s’expose à la participation citoyenne et au débat public pour partager, enrichir et mettre en oeuvre ses projets.
Ce rapport d’activités retrace les principales actions réalisées en matière d’information, d’écoute, de dialogue, de mise en débat des politiques publiques et des projets d’aménagement et de développement.
La première est l’émergence dans la politique de concertation du Grand Lyon de dossiers faisant frontalement conflits : stationnement payant , opérations de démolition-reconstruction dans le cadre des opérations de renouvellement urbain.
La création au Carré de Soie d’abord, puis à La Duchère et enfin à Vaulx en Velin, de comités de suivi participatif correspond à l’émergence de nouvelles modalités de participation particulièrement utiles et pertinentes sur de grands projets urbains se déployant sur le court, moyen et long terme.
Troisième orientation largement engagée au cours de l’année 2005, celle de la refondation du Conseil de Développement du Grand Lyon. Cinq années après la création de cette instance de participation
citoyenne à l’élaboration de la prospective et de la stratégie d’agglomération, il convenait de construire un nouveau projet permettant d’impliquer plus largement et durablement les acteurs de la société civile organisée de notre agglomération.
Il est enfin essentiel de rappeler qu’en 2005, le Grand Lyon s’est très clairement engagé dans la voie du développement durable en adoptant son premier Agenda 21, fruit d’une concertation approfondie
avec le Conseil de Développement. La mise en oeuvrede la Charte de la Participation est au coeur de cette politique, car le défi du développement durable doit être l’affaire de tous. Il requiert la mobilisation, la participation et la coopération de tous les acteurs
de la Cité.