 | Centre de Coordination Sud Est de La lutte contre les Infections Nosocomiales (CCLIN Sud Est) |
Un centre inter-régional qui coordonne et soutient les actions de lutte contre les infections nosocomiales conduites par les établissements de soins publics et privés.
La lutte contre les infections nosocomiales : une politique de santé publique. Une infection est dite nosocomiale si elle apparaît au cours ou à la suite d’une hospitalisation et si elle était absente à l’admission dans l’établissement de santé. Pour faire face à cette menace, les premiers Comités de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) ont été créés dans les établissements publics dès 1988. Un programme gouvernemental a été lancé à la fin des années 90 : la loi du 1er juillet 1998 inscrit la lutte contre les infections nosocomiales dans les missions de l’ensemble des établissements de santé publics et privés. Le décret du 6 décembre 1999 en fixe les conditions d’organisation. Un Comité Technique national Infections Nosocomiales (CTIN), une cellule « Infections nosocomiales » du Ministère de la Santé (DGS/DHOS) et l’Institut de Veille Sanitaire agencent au niveau national 5 Centres interrégionaux de Coordination de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CCLIN). Basés à Lyon, Bordeaux, Paris, Rennes et Strasbourg, ces CCLIN sont chargés d’animer le réseau de Comités de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) tenus dans chaque établissement de soins. Chaque CLIN doit définir annuellement un programme d’action articulé autour de la prévention, de l’information, de la surveillance et l’évaluation de la maîtrise de la résistance bactérienne aux antibiotiques et des infections nosocomiales. Composé d’une vingtaine de membres, un CLIN est un organe consultatif s’appuyant sur une Equipe Opérationnelle d’Hygiène constituée d’un médecin pour 800 lits et d’une infirmière pour 400 lits.
Le CCLIN Sud Est, au service des établissements hospitaliers d’un large territoire. Le territoire du CCLIN Sud Est couvre la Corse, l’Ile de la Réunion, la région PACA, l’Auvergne, le Roussillon et la région Rhône-Alpes. Cinq antennes régionales (PACA, Auvergne, Languedoc Roussillon, Rhône-Alpes et Grenoble) servent de relais sur le terrain. Au final, le CCLIN Sud Est anime un réseau de 857 établissements publics et privés référencés, soit 725 présidents de CLIN, 306 Equipes Opérationnelles d’Hygiène et 126 777 lits. Implanté à Lyon, le CCLIN fonctionne avec une équipe de 15 personnes (13 ETP).
Une mission d’animation basée sur la prévention, la surveillance et la formation. Pour remplir son rôle de coordinateur du réseau de lutte contre les infections nosocomiales, le CCLIN Sud Est propose aux établissements de soins divers outils et formes de soutien :
- information et formation Un centre de documentation est mis à la disposition des hospitaliers de la France entière : conçu sous forme de base de données bibliographiques informatisée, il contient plus de 14 000 articles et répond à plus de 50 demandes par mois. Un site Web, nosobase.univ-lyon1.fr, met en ligne les recommandations en hygiène et les réglementations dans le domaine de l’hygiène. L’expertise régionale et les actions inter établissements sont répertoriées dans un Annuaire des Ressources en Hygiène du Sud Est. Des guides et des bulletins de liaisons trimestriels assurent la circulation de l’information auprès des présidents de CLIN et des équipes opérationnelles. Le CCLIN Sud Est s’est spécialisé dans la formation de formateurs : chaque année, avec une trentaine de sessions courtes (un à deux jours), près de 400 présidents de CLIN et hygiénistes bénéficient d’une information qu’ils relaient ensuite dans leur propre établissement de soins. Des journées de formations spécifiques sont réservées aux infirmières hygiénistes et aux correspondants en hygiène. Enfin, l’Assemblée Annuelle des CLIN, à mi-chemin entre la formation et la plate forme d’échanges, rassemble tous les ans près de 200 hospitaliers.
- Alerte et vigilance Depuis juillet 2001, chaque établissement de soins est tenu de signaler tout événement nosocomial inhabituel au CCLIN et aux tutelles : épidémie, germe résistant aux antibiotiques, infections liées à l’environnement… Le signalement est important : l’investigation et la maîtrise de l’incident facilitent la prise de mesures de protections dans les autres établissements. Il permet également l’organisation d’un suivi épidémiologique au niveau national.
- Surveillance Les établissements publics et privés de l’inter région Sud Est peuvent adhérer volontairement à six réseaux de surveillance épidémiologique des infections nosocomiales : la surveillance s’intéresse à des secteurs, des patients ou des gestes estimés à risque (bactériémies, accidents exposant au sang, bactéries multi résistantes aux antibiotiques, infections nosocomiales en réanimation, maternité, chirurgie…). En offrant un soutien technique et une méthodologie standardisée, ces réseaux rendent possibles les comparaisons entre les différents participants. Enfin, le CCLIN Sud Est participe au RAISIN, Réseau d’Alerte, d’Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiale qui coordonne la surveillance au niveau national.
- Audit, évaluation et conseil technique Le CCLIN Sud Est mène des projets de recherche, des enquêtes de prévalence, des études épidémiologiques et des audits de pratiques dans les établissements de soins. Il répond également à près de 500 demandes de conseils et d’assistance technique par mois.
Le saviez-vous ? D’une manière générale, 80% des infections nosocomiales ont pour localisation les six appareils suivants : site urinaire, site opératoire, bactériémie, infection sur cathéter, pneumopathie et peau.
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| ... pour en savoir plus CCLIN Anne Savey, Jacques Fabry (directeur) Centre Hospitalier Lyon Sud, Pavillon IM
69495 Pierre Bénite Cedex Tél : 04 78 86 19 71 Fax : 04 78 86 33 31 Web : cclin-sudest.univ-lyon1.fr Email : cclinse@chu-lyon.fr
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