Vous avez dit « centralité » ?
Si vous tapez le mot sur l'ordinateur, il se souligne d'un trait rouge pour vous indiquer une erreur... et il ne figure ni au « Larousse » ni au « Robert ». Est-ce pour autant pure fantaisie d'urbanistes ou de sociologues ? Sans doute pas. Le centre est lié à l'espace et à l'histoire : c'est une affaire de géométrie et de sédimentation. La centralité renvoie à la diversification des fonctions
urbaines, et certainement aussi à l'éclatement de la ville traditionnelle.
Et d'ailleurs, n'invente-t-on pas des mots nouveaux quand les anciens
vocables ne suffisent plus ?
Cette notion nous réserve quelques surprises, car la centralité des villes
ne se trouve pas seulement là où on la cherche. Les centres commerciaux, les cinémas multiplexes, les gares, les lieux d'échanges et autres dépassent
largement les fonctions qui leurs sont affectées : ce sont des centralités !
En tous les cas, elles engendrent le brassage, rassemblent des
fonctionnalités et des commodités, génèrent des comportements qui étaient hier l'apanage des centres.
Les élus, maires et présidents de regroupements intercommunaux se retrouvent aujourd'hui face à ces dynamiques : subiront-ils l'émergence de nouvelles centralités ou bien la maîtriseront-ils, en feront-ils un élément clé de leur politique d'aménagement ? Sur la base de quels concepts urbains, avec quelles méthodes ?
Cette approche de la centralité fait suite à une première étude du Certu sur
le rôle des pôles commerciaux.