La santé mentale est une obligation nationale, sa prise en charge relève de l’État. Mais elle nous concerne tous car elle pose la question du « vivre ensemble », du bien-être collectif : les pathologies mentales constituent un problème de santé publique considérable qui devrait encore s’aggraver en fonction de l’évolution des conditions de vie (le « stress » et le vieillissement de la population).
L’OMS nous prédit que la troisième maladie de l’avenir sera la dépression. En tant que politique publique, la santé mentale ne peut se constituer qu’en prenant en compte les enjeux de société d’aujourd’hui. Elle intéresse aussi la politique locale : mal-être, dépression, passage à l’acte, désaffiliation sociale, réhabilitation et réinsertion des patients sont des préoccupations sociales contemporaines dont les élus ne peuvent s’exempter. La ville de Lyon l’a bien compris et s’en est saisie en soutenant l’action des Conseils Locaux de Santé Mentale. Ainsi, la psychiatrie publique et plus particulièrement le centre hospitalier du Vinatier en partenariat avec la ville de Lyon et les mairies d’arrondissement animent et coordonnent quatre Conseils Locaux de Santé Mentale.
Quid des conseils locaux de Santé Mentale à Lyon.