Avec Bioparc, l’agglomération lyonnaise souhaite se positionner parmi les majors de la promotion des biotechnologies et de la santé en Europe. Impliquant un projet immobilier ambitieux, cette opération située à proximité du centre Rockefeller ambitionne un impact sans précédent pour l’agglomération. Lyon s’inscrit au sein des bio-clusters européens avec le développement d’un axe de hautes technologies, « Arc Bio », spécialisé dans les sciences de la vie. Composé de quatre pôles complémentaires interconnectés au sein de la trame urbaine lyonnaise (Domaine scientifique de la Doua, Biopôle de Gerland, Parc technologique de Lyon/ St Priest et pôle de santé Rockefeller), Bioparc s’inscrit d’ores et déjà comme une composante essentielle du paysage urbain des années à venir.
Les 4 pôles complémentaires forment une armature de la recherche et développement pour l’agglomération lyonnaise, et la positionnent en concurrence avec Copenhague, Cambridge, Munich, Paris, Bâle, etc. La vocation du site Bioparc est l’accueil d’entreprises ou d’unités publiques liées à la recherche et au développement industriel dans le domaine biomédical, et plus particulièrement ceux du cancer et de la recherche clinique.
Opérationnel depuis 2004, Bioparc devrait achever sa phase de développement immobilier d’ici 2010. A terme, ce programme se déploiera sur 40 000m2 de SHON (Surface Hors Oeuvre Net) sur un site de 3,3 ha.
La première tranche, inaugurée le 29 mai 2004, est une pépinière de jeunes entreprises, start-up de biotechnologies, sur 2 100m2 de SHON au cœur de l’ancienne caserne réhabilitée de la Buire. On y trouve également la tête de réseau du CLARA, Cancéropôle Lyon Rhône-Alpes Auvergne. Ce premier bâtiment accueille une dizaine d’entreprises dédiées à la recherche bio-pharmaceutique, la biologie moléculaire et à l’imagerie médicale.
Une seconde étape vient d’être franchie avec la livraison en septembre 2007 d’Adénine, avec un objectif de diversification des fonctions pour répondre aux besoins des entreprises : 7 000 m2 de bureaux et laboratoires, d’ores et déjà commercialisés à 50%. Parallèlement se réalisent 4 500 m2 d’une résidence de tourisme, comprenant 111 chambres. D’ici la fin 2007 devrait s’engager le chantier de l’unité de production de l’entreprise Génopoïétic, spécialisée dans la réalisation de vaccins contre le mélanome.
Les perspectives 2008-2011 prévoient la construction de près de 18 000 m2 de bureaux et laboratoires supplémentaires, de plates-formes et halles techniques de recherche (10 000 m2 de SHON), la création de nouvelles infrastructures afin d’accroître les services présents sur le site et la sécurisation de Bioparc (clôture du site, contrôle des accès…). Le site est également pressenti pour accueillir Etoile, unité de traitement contre certains cancers, basée sur la technologie de l’hadronthérapie. Etoile serait la seule réalisation nationale dans ce domaine, et la quatrième dans le monde.
Bioparc s’inscrit dans un environnement de proximité extrêmement riche : le centre international de recherche sur le cancer, l’hôpital Edouard Herriot, le centre anti-cancéreux Léon Bérard, l’institut fédératif de recherche Laënnec, l’hôpital Neurologique Pierre Wertheimer, la plate forme d’imagerie multi-modale et animale…
Partenaires et financeurs : A l’initiative du Grand Lyon, le développement du Bioparc est mis en œuvre en partenariat avec la société d’équipement de la région lyonnaise (SERL) Cette coopération permet, dans le respect d’un cahier des charges architectural et paysager calqué sur le modèle des autres bioparcs, la construction d’un patrimoine immobilier adapté aux besoins des entreprises : servir la recherche et développement, l’innovation, dans un contexte optimal. La réalisation de cet ensemble immobilier sera également effectuée dans une optique de valorisation urbaine. Plus qu’un outil de développement économique et technologique, ce projet se profile comme un élément fort du paysage urbain. Le premier bâtiment de bureaux/laboratoires, Adénine, a été réalisé par un opérateur privé, Icade. Le projet Etoile serait lui mené à bien sous la forme d’un partenariat public-privé.
Remarque : L’enjeu sera donc de réussir son intégration dans un tissu urbain pré-existant, mais également de réaliser les synergies attendues avec les autres sites de « l’Arc Bio », comme a pu le développer le Biopôle de Gerland.