La ville de Saint-Étienne, après avoir connu une période d’extension grâce à ses manufactures, a vécu une très forte crise industrielle avant de trouver un souffle nouveau qui fait d’elle aujourd’hui, une ville en pleine mutation. Si la ville évolue, si elle semble parfois se métamorphoser au gré des démolitions, des reconstructions et des "réusages," elle garde néanmoins une identité qui lui est propre. En s’appuyant sur cette histoire des bouleversements, la ville de Saint-Étienne créé une manifestation d’un type nouveau –Les Transurbaines–, prenant la scénographie urbaine comme thème de travail et espace de monstration.
« En alternance avec la Biennale du design, la Biennale de la ville Les Transurbaines sera à terme une manifestation générale sur l’urbain, l’identité urbaine ». L’objectif des Transurbaines est bien de « montrer la ville », de souligner ce que notre œil ne sait plus voir. Plus précisément, il s’agit de « Rendre lisible » le projet de ville qui développe 2 axes principaux : grands projets d’aménagement et urbanisme de proximité. Il s’agit aussi d’initier une réflexion sur la ville et l’aménagement urbain liés à la culture et à la création. Ce thème qui combine une proposition nouvelle –la ville– avec un mode d’approche ouvert –la rue–, devrait permettre de toucher un public très divers, qui n’est pas forcément habitué à des propositions artistiques.
Confiée à 2 commissaires, Jean-François Millier et François Barré – ancien président du Centre Georges Pompidou et directeur de l’architecture et du patrimoine au Ministère de la Culture–, la Biennale aborde la ville pour cette première édition, essentiellement sous l’angle artistique : Arts plastiques, discipline toute désignée pour s’emparer du volume urbain, mais aussi théâtre, musique, cinéma, etc.
Cette année, on peut découvrir des interventions de plasticiens dans la ville. Par exemple une installation de Felice Varini qui ne prend son sens que d’un seul point de vue et s’avère un prétexte pour parcourir le bâti. Joël Hubaut quant à lui propose une journée jaune (un gentil clin d’œil dans une ville identifiée au vert de son équipe fétiche), sélectionnant des objets jaunes et demandant aux habitants de s’habiller en jaune pour transformer momentanément l’environnement, etc.
Pour le cinéma, les films sélectionnés pour Cinémaville ont tous l’urbain pour personnage principal. En musique, on pourra entendre une intervention musicale de Llorenç Barber, assister à la générale publique de la Tosca. Pour les spectacles, l’école de la comédie présente Electronic City et Les 7 contre Thèbes. De très nombreux autres projets sont à découvrir tout au long des 2 semaines pendant lesquelles se tient la Biennale.
Transurbaines se déroule aussi en coordination avec les principales institutions culturelles de la ville de la Comédie de Saint-Étienne au Musée d’art moderne. Elle propose aux habitants différents modes de participation, allant de la collaboration simple –s’habiller en jaune– à l’implication plus longue –ateliers de pratique artistique.
Partenaires : La manifestation est financée par le Ministère de la culture et de la communication, le Conseil régional Rhône-Alpes, Saint-Étienne Métropole ainsi que de nombreuses entreprises : Allègre Puériculture, Amiélec Distribution, Dousson, EDF, Gras Savoye, Onyx Rhône-Alpes, Vinci Park France… Par ailleurs,
les Archives Municipales, l’Astronef-Planétarium, la Bibliothèque Municipale, la Cinémathèque municipale, la Comédie (centre dramatique national), le Conservatoire Massenet, les conservatoires et écoles de musique de l’agglomération ainsi que de nombreuses autres structures participent à l’opération. De même que des entreprises culturelles comme Actes Sud, Art-Entreprise, Les Cahiers du Cinéma.