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FÊTE / VIE NOCTURNE : INITIATIVES
 
 
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Atelier d’étude et de recherches sur les fêtes dans l’espace public

Une initiative impulsée par Pascale Bonniel-Chalier, adjointe au Maire de Lyon et déléguée aux événements et animations culturels. Ce groupe de travail réunit de manière informelle, des porteurs de projets, des universitaires, des acteurs de terrains, des directeurs d’institutions, des chercheurs indépendants. L’atelier collabore à divers colloques et publications.

Un nouveau découpage sectoriel à la mairie de Lyon
Lorsque Gérard Collomb (PS) a été élu maire de Lyon en 2001, il a nommé Pascale Bonniel-Chalier (verts) adjointe à la Délégation aux événements et animations culturels. Jusqu’à présent, la Ville de Lyon opérait une partition assez classique entre d’un côté la Délégation à la culture et au patrimoine et celle à l’animation. À la première revenait l’ensemble de la culture légitime (institutions, centres culturels, compagnies, etc.), à la seconde était affectée les animations de loisirs inscrites dans le champ socioculturel.
La nouvelle délégation, à laquelle a été accolé le qualificatif de culturel préfigurait un nouveau secteur d’intervention publique, sans toutefois que ce domaine ne soit clairement défini. Pour pallier ce déficit de connaissance, la nouvelle adjointe en charge de cette délégation décida de réunir un groupe de travail pour produire un certain nombre de réflexions et d’analyses à propos de ce territoire en définition.


Un objectif de recherche liée à l’étude du terrain
Les objectifs de l’atelier d’études et de recherches sont divers. Il a pour ambition de participer à la définition et à l’analyse d’un secteur mal défini, à savoir celui des fêtes et événements culturels qui se tiennent dans l’espace public. L’idée étant de travailler à cette définition du secteur par l’audition d’acteurs de terrain, livrant leur témoignage et répondant aux questions. Par ailleurs, des chercheurs viennent y roder des hypothèses, y présenter des résultats inédits, y soumettre le premier jet d’un article, etc. L’atelier se présente comme une réunion ouverte, où les participants sont conviés à s’exprimer hors de leurs obligations de travail ordinaires.
En outre, il permet à des professionnels d’origines diverses de se rencontrer. L’atelier invite en effet des élus, des chercheurs, des universitaires, des acteurs de terrain, des fonctionnaires culturels, des artistes, des porteurs de projets, etc. Il est un espace de rencontre informel, bien qu’initié par une élue, cadre original qui n’est ni un colloque ni un séminaire et encore moins un pool de conseil. Il s’étoffe par cooptation, tous les intervenants étant conviés aux réunions suivantes. La mise en œuvre et les moyens de l’atelier sont modestes et consistent en une réunion tous les 2 mois environ.


L’atelier envisage une question méconnue
Au-delà des circonstances de sa constitution, l’atelier aborde un champ social en émergence, pour lequel les données d’analyse sont encore très modestes. L’atelier a circonscrit son champ d’étude aux acteurs qui participent à la fête : Délégation aux événements et animations culturels, Comité des fêtes de la Ville de Lyon, Comités des Fêtes de quartiers, Conseil de développement du Grand Lyon, Commission municipale des affaires culturelles, associations socioculturelles, unions de commerçants, réunions des directeurs d’institutions culturelles, conseil de quartiers, etc. Tous ces acteurs agissent selon une dimension politique ou une dimension opérationnelle, mais sans l’appui d’une instance qui identifierait les questions, débats et analyses propres aux enjeux de la fête dans l’espace public.
C’est pour pallier ce vide –tout en affirmant sa vocation de conseil scientifique indépendant– que se réunit l’atelier. Sa composition polymorphe en fait un outil aux qualités multiples. Il est tout d’abord une instance permettant de construire le débat et d’analyser les enjeux. Ses réunions sont une forme de veille prospective, permettant d’inviter au gré de leur apparition les acteurs des nouvelles fêtes urbaines. L’atelier permet un état des lieux des forces et des formes sous forme descriptive lorsque les acteurs de terrain présentent leur action et de diagnostic lorsqu’un chercheur propose un relevé de ses conclusions. Il est aussi un moyen pour suivre l’état de la pensée sur ces questions, par la mention des ouvrages et articles parus sur le sujet, par la synthèse d’études et de recherches. In fine les travaux de l’atelier peuvent servir la prospective et l’innovation en nourrissant les orientations stratégiques des décideurs publics, qu’ils soient élus ou collaborateurs.


La montée en puissance des fêtes
L’atelier reflète ainsi un contexte général où fêtes et événements culturels sont en forte croissance. Ces fêtes, polymorphes et diverses présentent toutefois un certain nombre de caractéristiques communes : elles attirent un vaste public, font l’objet d’une longue préparation en amont, sollicitent la participation de néophytes et d’amateurs. Elles coordonnent aussi l’embauche d’artistes et affichent un certain nombre d’objectifs sociaux : participation de populations défavorisées, élaboration commune d’un projet permettant l’acquisition d’un certain nombre de règles relatives à la vie sociale, etc. Autrement dit, on assiste à une montée en puissance des fêtes et à une événementialisation de plus en plus forte de la vie sociale.
Les fêtes ont aussi des objectifs politiques, notamment en termes de marketing territorial. Par ailleurs, ces fêtes abordent plusieurs registres de l’action publique : elles s’appuient sur des commémorations, des célébrations, elles peuvent aussi être implantées de toutes pièces ou relever et transformer une tradition, etc. Elles ont aussi pour ambition de renouveler les liens sociaux et intergénérationnels. In fine, elles permettent aussi de visibiliser la pluralité des formes culturelles et les cultures outsiders issues de territoires périphériques ou de populations en minorité sociale et symbolique. Autrement dit, elles valorisent l’inter culturalité. Tous ces points font l’objet des travaux de l’atelier.


Lyon et l’agglomération sont caractéristiques de cette croissance festive
Localement, l’atelier s’intéresse au continuum des fêtes annuelles et étudie leur place respective : 8 décembre, Fête de la musique, 14 juillet, Défilé de la Biennale, etc. Lyon apparaît comme une des villes où les fêtes urbaines se sont très largement développées. Il en va de même pour l’agglomération qui a aussi beaucoup œuvré sur ces fêtes : Invites et Espèces urbaines à Villeurbanne, Fêtes escales à Vénissieux, etc.
Autrement dit, c’est l’événement en tant que catégorie d’intervention publique qui détermine les axes de travail de l’atelier. Il s’intéresse aussi aux répercussions de ces événements urbains au-delà du seul champ culturel. Par exemple, ils modifient la façon dont on envisage l’espace public, qui est utilisé à de nouvelles fins –déambulation, lieu de sociabilisation, de construction éphémère et ou mobiles, etc.–. Au niveau institutionnel, cela se traduit par une plus grande coordination entre politique urbanistique et politique culturelle.


Orientations d’avenir
La valorisation des travaux menés en son sein est un des objectifs de l’atelier qui jusqu’à présent a peu diffusé ses conclusions. L’Atelier a toutefois impulsé un colloque d’envergure consacré aux Nouvelles fêtes urbaines à l’occasion du Défilé 2004. Colloque international, il a fait l’objet d’une publication où sont rassemblées paroles de chercheurs, témoignages d’acteurs et entretiens avec des experts.
De même l’atelier soutient la publication de Nocturnes urbains, ouvrage relatant l’expérience de Claire Peillod à la tête de la Fête des lumières. Pour la première fois, un travail exposant le point de vue du critique d’art sur des œuvres réalisées dans l’espace public sera mis à disposition du public. In fine, ce sont les débats menés au sein même de l’atelier qui doivent faire l’objet de synthèses dont la distribution sera assurée via Internet.


 



... pour en savoir plus
Catherine Faure
Mairie centrale, Place de la Comédie
69001 Lyon
Tél : 04 72 10 51 81
Fax : 04 72 10 51 79
Web : www.lyon.fr
Email : catherine.faure@mairie-lyon.fr
Fiche actualisée le : 20/04/2006
PAF
 
Fiche indéxée dans :
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Société » Sports et Loisirs »» Fête / Vie nocturne
 
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