| Arts et sciences : quelle complémentarité ? |

| L'agglomération lyonnaise fait de plus en plus valoir sa situation de métropole innovante et créative, c'est-à-dire une métropole où les sciences, les techniques et les arts sont particulièrement dynamiques. L'économie de la connaissance se développe : nouvelles modalités de production du savoir, approches innovantes et multidisciplinaires de plus en plus privilégiées et recommandées, dialogue sciences-société... Mais il semble encore difficile pour un professionnel -industriel, chercheur, artiste, politique, etc.- de sortir de la discipline pour laquelle il a été formé et de développer des capacités de dialogue avec des professionnels d'univers ou de spécialités différentes, dans une autre « langue » que la sienne. Ces nouvelles pratiques ne s'improvisent pas. Dans ce contexte, nous abordons ici la question des relations entre les arts et les sciences aujourd'hui.
N'est-il pas temps de reconsidérer la césure existante entre Arts et Sciences ? Ne sont-ils pas tous deux nécessaires voire complémentaires à la compréhension de notre environnement ? Et enfin créativité et imagination ne seraient-ils pas des ingrédients nécessaires pour toute innovation qu'elle soit "artistique" ou "scientifique" ? |

| "Il faut tout d’abord préciser que cette césure entre arts et sciences est relativement récente. [...] Il est probable qu’aujourd’hui nous soyons arrivés au bout de la logique de catégorisation en disciplines, matières, branches, etc.[...]
Autrement dit, le moment est peut-être venu de reconsidérer les productions artistiques comme les productions scientifiques, et estimer qu’elles contribuent chacune à leur manière à explorer le monde qui nous entoure. Et donc que peut-être, un dialogue fécond entre ces « manières de voir » est envisageable." >>> Lire l'interview de Pierre Alain Four, chargé d'études au sein de Aporss et veilleur Culture & patrimoine pour la Direction de la Prospective et de la Stratégie du Grand Lyon |

| " Tout ce qui concourt à montrer que l’art a une utilité sociale, qu’il est générateur d’idées, de productions de connaissances sous-exploitées ira dans le bon sens. Il faut arriver à arrimer l’idée que notre développement, que la pérennité de notre société, passe par une croissance qui repose sur l’intelligence et que celle-ci se trouve dans de très nombreuses productions humaines… "
>> Lire l'interview de Pierre Alain Four, chargé d'études au sein de Aporss et veilleur Culture & patrimoine pour la Direction de la Prospective et de la Stratégie du Grand Lyon |
Dans l'enseignement
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| "L'Université, en favorisant les croisements arts et sciences, joue pleinement son rôle de passeur de savoirs et en s'ouvrant au monde extérieur, se reconnecte avec la vie de la Cité". >> Lire l'interview avec Pascal Michalon, Maître de conférences en Biochimie, chargé de mission au service culturel de l'Université Lyon 1 de janvier 2006 à janvier 2009 et photographe. "L’INSA de Lyon a, là aussi, marqué une différence importante par rapport aux autres écoles d’ingénieurs. En effet, on peut dire que l’école forme depuis 1957 des ingénieurs humanistes, c’est-à-dire que l’institution propose une formation très bien articulée avec les sciences humaines et sociales." >> Lire l'interview de Alain Storck, Directeur de l’INSA de Lyon
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Dans les pratiques
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| "L'imagination et la multiplication des échanges sont les deux moteurs essentiels de l'histoire des greffes." >> Lire l'interview der Jean-Michel Dubernard, service d'urologie et de chirurgie de la transplantation à l'Hôpital Edouard Herriot de Lyon (1978-2003), professeur à l'Université de Lyon (1978-2007), membre du collège de la Haute Autorité de Santé depuis 2008.
"Historiquement, les promoteurs de la rencontre art/technologies sont les musiciens" >> Lire l'interview avec Pierre-Alain Jaffrennou, James Giroudon, directeurs artistiques de Grame. |
 © Bertrand Pichène, Pictoria
| " L’imaginaire cinématographique ou la science-fiction peuvent être des réservoirs d’idées importants pour l’innovation, parce que l’imitation, l’analogie, l’association d’idées sont des ressorts puissants de la pensée conceptuelle et de la pensée conceptrice. Certaines choses nous frappent, une manière d'être, une forme d'agencement, un décor, et, parfois à notre insu, on les imite, on les ré-invente." >> Interview d’Anne-Françoise Garçon, Professeur des universités en histoire des techniques, Paris I – Panthéon Sorbonne
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