Les lactarium ont deux missions : fournir le lait humain aux nourrissons prématurés (moins de 37 semaines) ou malades car c’est le type de lait qui leur convient le mieux ; assurer ensuite la promotion de l’allaitement maternel. La France compte 19 lactariums.
Ils dépendent du ministère de la santé et, depuis 2005, de l’AFSSA . Les lactariums sont rattachés à des hôpitaux publics, sauf celui de Saint-Etienne (Etablissement Français du Sang), de Marmande (Croix-Rouge) et de Paris (Institut de Puériculture).
En tant que banque du lait, un lactarium collecte le lait auprès des mères, le contrôle, le pasteurise, le conserve et le distribue aux hôpitaux en fonction de leurs besoins.
Il existe deux sortes de laits : d’une part le « lait maternel » qui va de la mère à son bébé (quand le réflexe de succion-déglutition apparaît, autour de 35 semaines, l'alimentation par sonde gastrique est progressivement remplacée par la mise au sein, très attendue par les mamans qui utilisent un tire-lait depuis des semaines, ou par le biberon) ; d’autre part le « lait féminin », issu des donneuses anonymes ou « nourrices ».
Le don repose sur les principes du volontariat, de l’anonymat et de la gratuité. il s'inscrit dans un cadre législatif visant à garantir la qualité du produit et la sécurité des enfants receveurs.
Le Lactarium Régional Rhône-Alpes, créé en 1951 à l’hôpital E. Herriot, a intégré en 1995 les Hospices Civils de Lyon. Il a été transféré de l’hôpital Debrousse à celui de la Croix-Rousse en 2003. Il couvre les départements du Rhône, de l’Ain, de l’Isère (antenne à Grenoble), de la Savoie et Haute-Savoie. Les autres départements de la région ainsi que la Haute-Loire relèvent des compétences du lactarium de Saint-Etienne. Pour recueillir le lait auprès des nourrices et des maternités, 4 véhicules effectuent 70 000 km par chaque année. Le lactarium (7 salariés) fonctionne de pair avec la biberonnerie de l’hôpital de la Croix-Rousse.