La Biennale musique en scène, proposée par le Grame, le centre national de création musicale basé à Lyon, affirme continûment depuis quatorze éditions, son attachement à la création musicale d’aujourd’hui. Il semble d’ailleurs que les espaces musicaux dédiés à la musique contemporaine s’accommodent particulièrement bien d’un rythme événementiel, les salles spécialisées n’étant pas nombreuses et probablement peu adaptées à la recherche d’un public large. À Lyon, le parti a été pris d’investir de très nombreux lieux, d’associer la plupart des institutions culturelles (de la Maison de la danse à l’Institut culturel Italien, de l’Auditorium au Musée des moulages, etc.), permettant ainsi d’accroître la visibilité de la manifestation et de la sortir de son label strictement contemporain, qui peut aussi effrayer un public peu aguerri.
La direction artistique de cette édition est confiée au compositeur Peter Eötvös, qui outre ses propres œuvres, et notamment la création de son opéra « Lady Sarashina » sur la scène de l’Opéra national de Lyon, invite de très nombreux confrères : Stockhausen, Hosokawa, de Mey, Rebotière etc. Soit une trentaine de concerts, allant du soliste à l’ensemble instrumental. Musique en scène, comme son nom l’affiche, est aussi le festival de la musique « en scène », avec 5 nouvelles productions scéniques, 3 opéras et 17 créations mondiales.