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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers > 2011 > Arts publics dans l'agglomération

ACTUALITÉ ET PERSPECTIVES DE L’ART PUBLIC À LYON

Auteur : Anne-Caroline JAMBAUD
Mis à jour le : mardi 28 juin 2011
Art public/Lyon/histoire/aménagement urbain/aménagement paysager/Rives-de-Saône/8ème art/jardins partagés/ La Duchère/ Daniel Buren/Xavier Veilhan/Jérôme Sans/Wang Du/Andrea Bellini/Alain Lovato/Marianne Homiridis/Marie-Claude Jeune/Yvon Deschamps/Georges Verney-Carron/galerie Roger Tator/Léa Marchand/Philippe Chaudoir/

Actuellement, deux ambitieux projets d’art public « sans équivalent en Europe »  par leur ampleur et l’originalité de leur démarche se développent dans l’agglomération lyonnaise :

Rives de Saône : de la pointe du Confluent aux limites nord de l’agglomération, le réaménagement des rives de Saône est en cours. Le Grand Lyon a tenu à accompagner ces aménagements, qui se déploieront à terme sur 50 km de rives, par un parcours d’art public dont la direction artistique a été confiée à Jérôme Sans. En février 2011 ont été présentées les esquisses d’une première série d’une douzaine d’œuvres, imaginées par des artistes tels que Tadashi Kawamata, Didier Fiuza Faustino, Jean-Michel Othoniel ou Le Gentil Garçon. La démarche est originale car elle associe d’emblée les maîtres d’œuvre et paysagistes chargés du réaménagement des berges aux artistes et plasticiens invités à créer in situ.

8e art : lancé en 2007 par Grand Lyon Habitat, le projet 8e art porte sur la mise en valeur artistique du patrimoine qu’a en charge ce bailleur social le long des 2 km du boulevard des Etats-Unis. Une dizaine d’œuvres d’art contemporain vont être installées, en deux phases, le long de cette artère marquée, pour partie, par l’architecture de Tony Garnier, ainsi que des ateliers d’artistes et un lieu dédié à la médiation entre habitants, acteurs locaux et artistes. Quatre œuvres de jeunes artistes européens ont déjà été choisies et seront installées dans le courant de l’année 2011. L’originalité de ce projet réside dans le profil atypique de son commanditaire, un bailleur social, et les dispositifs de médiation et « l’attitude d’écoute » mis en place pour porter l’art contemporain au cœur des logements sociaux.


A côté de ces projets phare d’art public, des réalisations plus modestes, diverses et diffuses continuent d’enrichir les collections d’œuvres et d’initiatives artistiques dans l’agglomération. Une œuvre de Wang Du a été installée à la Cité Internationale. Matt Mullican a habillé le mur mitoyen de l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne. Des artistes sont associés à la réalisation des bâtiments construits à la Confluence. A la demande des habitants, le GPV (Grand projet de ville) de la Duchère a développé une réflexion participative sur l’art public qui aboutit à l’installation ou la rénovation de plusieurs œuvres dans le quartier. La Galerie Roger Tator travaille au projet Factatory d’installation de résidences d’artistes éphémères à Lyon 7e. Le projet de 2e tunnel sous la Croix-Rousse, dédié aux modes doux doit être le support d’un parcours d’installations numériques et lumineuses.

La plupart de ces projets sont portés par une volonté politique assez forte de réinvestir le champ de l’art public : l’agglomération veut reprendre un certain leadership dans ce domaine où la compétition est désormais très forte entre les villes.

Car Lyon a été un temps novatrice dans le champ de l’art public. Non par le caractère monumental des œuvres disposées dans l’espace public mais par la qualité de ses aménagements urbains et paysagers. Dès le début des années 90, des artistes sont associés à la réalisation des parcs de stationnement, jardins ou places publiques. Depuis les années 2000, la politique événementielle de l’agglomération porte également cette ambition de transformation artistique de l’espace urbain, avec La fête des lumières, Les Invites de Villeurbanne ou encore l’art sur la place puis Veduta.

Dans ce domaine désormais très prisé de l’art public, quelle politique développer, quelles pistes explorer pour rester innovant, valoriser l’existant tout en anticipant les prochaines évolutions ?

L’ART PUBLIC EN PERMANENTE ÉMERGENCE


Parce qu’il est, historiquement, un vecteur du pouvoir et un instrument de communication efficace, l’art dans l’espace public est un art d’emblée fonctionnalisé, voué à représenter, célébrer ou symboliser. Il a longtemps été à rebours d’une conception de l’art contemporain autonome, libre, voire d’une vision de « l’art pour l’art ». Puis l’art public s’est fait, progressivement, le vecteur des intentions de l’artiste, celui-ci posant sa signature dans l’espace public. Mais désormais, « l’art public se réinvente, dans ses modes de commandes, dans ses propos, dans les publics qu’il peut toucher, dans ses modes de réalisations, dans ses formes… » estime le sociologue Pierre-Alain Four. Dans son étude intitulée « Place de l’art public : artistes, commanditaires et statut des œuvres », il s’intéresse à toutes ces reconfigurations de l’art public qui offrent des perspectives nouvelles aux opérateurs publics.

Lire l’entretien avec Pierre-Alain Four : « L’art public est en permanente émergence ».

SPECIFICITÉS DE L'ART PUBLIC A LYON

Un retard au démarrage

L’art contemporain fait une entrée assez tardive sur le territoire du Grand Lyon. Marianne Homiridis, auteure d’un très utile guide de « l’art contemporain dans les espaces publics du Grand Lyon 1978/2008 » a choisi pour date inaugurale 1978, soit la tenue du Premier symposium de sculptures, à l’initiative de l’adjoint à la culture de Lyon de l’époque, André Mure. Lire la suite

L’art de la discrétion

Depuis le milieu des années 80, plusieurs villes ont développé une politique ambitieuse et affirmée d’art public. Nîmes dans les années 86-90. Strasbourg en 1991 puis 1998, au moment de la réactivation de son tramway, initie un dispositif de commande publique que tous les spécialistes s’accordent à trouver exemplaire. Lire la suite

Une grande diversité d’œuvres

Malgré ces 20 ans de retard, « il s’est passé beaucoup de choses » assure Marianne Homiridis, au point que la créatrice de la galerie des Projets estime que « Lyon est vraiment une capitale de l’art public en France ». La phrase peut paraître excessive, à tout le moins paradoxale.  Lire la suite

Une réputation internationale


Cette qualité des espaces publics, promue dès le début des années 90, jouit d’une renommée internationale. Ce traitement très qualitatif des lieux publics concerne les places, dont la plus emblématique – et aussi la plus décriée – est la place des Terreaux réaménagée par Daniel Buren, les jardins publics les espaces paysagers, le mobilier urbain . Lire la suite

ACTUALITÉ DE L’ART PUBLIC À LYON

Fort de tout ce qui a été réalisé – souvent de discret mais novateur - dans le champ de l’art public au fil des trente dernières années, le Grand Lyon veut désormais reprendre une longueur d’avance.  En capitalisant sur l’existant et en frappant fort avec un projet ambitieux : le projet d’art public Rives de Saône. Concomitamment, se développe 8e art, un programme original puisque lancé par un bailleur social. D’autres initiatives se font jour. A Lyon, l’art public est sous les feux de l’actualité.
Deux ambitieux projets d’interventions plastiques dans l’espace public sont en train de prendre forme à Lyon, l’un le long des rives de Saône, l’autre le long du boulevard des Etats-Unis. Mais leur ampleur  ne doit pas éclipser d’autres initiatives, plus modestes, qui contribuent à enrichir le panorama de l’art public à Lyon.


Rives de Saône : « le plus grand projet d’art public en Europe »


8e art : des artistes au cœur de logements sociaux

Après le réaménagement des berges du Rhône, réalisation phare du premier mandat de Gérard Collomb, le réaménagement des rives de Saône est en cours, de la pointe du Confluent aux limites nord de l’agglomération. Le Grand Lyon a tenu à accompagner ces aménagements, qui se déploieront à terme sur 50 km de rives, par un parcours d’art public dont la direction artistique a été confiée à Jérôme Sans. Lire la suite


Lancé en 2007 par Yvon Deschamps, président de Grand Lyon Habitat, le projet 8e art porte sur la mise en valeur artistique et culturelle du patrimoine qu’a en charge ce bailleur social, soit 4 600 logements le long des 2 km du boulevard des Etats-Unis, actuellement en travaux pour l’accueil d’une ligne de tramway. Lire la suite

D’autres initiatives

En marge de ces projets phares, se développe toute une série de projets qui viennent enrichir l’art public dans l’agglomération. En juin 2010, l’artiste américain Matt Mullican a investi le mur mitoyen de l’IAC, Institut d’art contemporain, où il exposait alors pour réaliser une fresque dont le motif « explore et modélise la relation du sujet au monde en élaborant des systèmes de signes et en déterminant cinq niveaux de perception du réel, associés à des codes couleurs ». Depuis l’été 2010, une œuvre monumentale de l’artiste chinois Wang Du a pris place à la Cité internationale, entre le Musée d’art contemporain de Lyon et l’entrée du parc de la Tête d’Or. Lire la suite

ET DEMAIN ? PERSPECTIVES DE L’ART PUBLIC À LYON

Entretenir et valoriser l’existant

Réinventer la commande et la production

Le rigoureux travail de recensement des œuvres d’art dans l’espace public du Grand Lyon réalisé, par Marianne Homiridis et Perrine Lacroix peut constituer un bon point de départ à une démarche de valorisation des 300 œuvres qui constituent ce « musée à ciel  ». Lire la suite


Beaucoup d’œuvres d’art public sont réalisées grâce au dispositif du 1% qui permet, depuis 1951, le financement d’une œuvre monumentale ou de décoration destinée à un bâtiment construit sur les deniers publics (sur la base de 1% du coût total de la construction). Lire la suite

  Proposer d’autres modes de relation aux publics

 Introduire des œuvres éphémères

Ouvrir le champ de l’art public, c’est donc bien  permettre la coexistence de différentes formes d’interventions artistiques et de relation aux publics dans la ville. Cela suppose, de la part des collectivités publiques, qu’elles soient « à l’initiative de commandes d’art public tout en accompagnant et soutenant des initiatives participatives en prise avec le territoire même si elles n’en ont pas totalement la maîtrise » estime Léa Marchand de Robins des villes. Lire la suite

Offrir des possibilités de transformation, d’animation, d’évolution, c’est justement le propos des spectacles dits « vivants » qui se frottent de plus en plus aux arts plastiques – et vice versa - pour investir l’espace public.
C’est le cas bien sûr, comme leur nom l’indique, des arts de la rue qui bénéficient, dans l’agglomération, d’un lieu de fabrication : Les Ateliers Frappaz...Lire la suite

CONCLUSION

Installée en 2005, l’arbre à fleurs de l’artiste coréen Choï, posé au-dessus d’un grand axe routier en cœur de ville, est sans doute la plus visible des œuvres d’art public dans l’agglomération.  Monumentale, colorée, réjouissante. Mais elle est bel et bien l’arbre qui cache la forêt.

Plus de 300 œuvres de toutes sortes jalonnent en effet le territoire du Grand Lyon. Cette richesse est bien souvent insoupçonnée parce que discrète, diffuse et multiforme. Pourtant, cette collection d’œuvres qui gagnerait à être restaurée, mise en visibilité et valorisée continue aujourd’hui encore d’être enrichie.

Il est une spécificité lyonnaise, en revanche, qui a su se tailler une réputation internationale : la qualification artistiques des espaces publics et paysagers. Dans ce domaine, Lyon a été innovante. Et entend le rester, et le faire savoir.

Par son ampleur, le projet d’art public Rives de Saône, actuellement en gestation, devrait offrir au Grand Lyon cette visibilité locale, nationale et internationale. Car Rives de Saône reprend un des points forts initiés à Lyon : l’association des artistes aux maîtres d’œuvre en amont des projets d’aménagements. Il y a là une spécificité reconnue, et féconde.


La démarche adoptée par 8e art, ambitieux projet d’art public porté par Grand Lyon Habitat est très différente, mais pas moins intéressante, en ce qu’elle développe des médiations originales et « une attitude  d’écoute » à l’environnement architectural et social.

Bien d’autres projets d’art public, plus modestes se développent par ailleurs dans l’agglomération. Chacun s’inscrit, à sa manière, dans les évolutions de l’art public aujourd’hui.

Ces projets inventent de nouveaux modes de productions, initient d’autres modes de relation aux publics, plus participatives ou expérimentales s’ouvrent à d’autres disciplines pour explorer d’autres temporalités, éphémères voire virtuelles.



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