 | 1990 : refonte de l’organigramme et modernisation accélérée des méthodes de travail : un préalable à des politiques communautaires plus ambitieuses |
Retour sur la modernisation du fonctionnement communautaire entrepris par Michel Noir et Pierre Ducret.
Références(s) : Synthèse constituée pour les 40 ans du Grand Lyon. Travail effectué dans le cadre de la création d'une dynamique identitaire commune à l'occasion des 40 ans de la Communauté urbaine.
Contexte de la synthèse : Après avoir été créée comme une communauté de moyens il y a 40 ans de cela, sous l’impulsion de l’État, le Grand Lyon constitue aujourd’hui une communauté de projets autonome, reconnue pour son efficacité dans la gestion d’un territoire qui regroupe 57 communes et plus de 1,3 millions d'habitants. Mais l’histoire ne s’arrête jamais : cette collectivité reste en devenir et l’enjeu est désormais de constituer une véritable communauté de destin, inscrite dans le grand bassin de vie de l'agglomération, à savoir le territoire qui, de Saint-Etienne à Ambérieu-en-Bugey, de Vienne à Villefranche-sur-Saône, regroupe plus de 2 millions d'habitants. 2 millions d'habitants rapprochés par les réalités de la vie quotidienne, mais aussi par la nécessité de former une masse critique capable de maintenir la capacité d'innovation et le rang du Grand Lyon dans le contexte de la concurrence internationale du 21e siècle. Pour y parvenir, il s’agit non seulement de partager collectivement des projets, mais aussi de se doter de racines communes.
Résumé : Le mandat de Michel Noir (1989-95) est marqué à ses débuts par une petite révolution dans les services communautaires : pour appliquer la nouvelle « stratégie d’agglomération » particulièrement innovante, il est nécessaire de réorganiser l’ensemble des services. L’innovation dans le contenu des politiques communautaires est présentée comme indissociable d’une innovation organisationnelle, ce que résume le secrétaire général Pierre Ducret, au centre de cette modernisation : « Le nouvel exécutif fixe comme objectif à la COURLY de devenir le principal acteur d’une politique d’agglomération ambitieuse (…) ; cela nécessite un effort de modernisation des services » . Un plan de modernisation est élaboré en 1990. En fait, ce n’est pas seulement l’organigramme qui change (refonte des directions, création de « missions »…), mais la manière d’exercer les métiers (nouveau métier de « chef de projet », « transervalité » de l’action…), et la gestion des « ressources humaines », profondément remaniée sous la conduite de Pierre Ducret qui a résumé sa politique par un slogan : « la responsabilisation comme outil de modernisation » .
Sommaire :
1. Des orientations ambitieuses pour le mandat 1989-1995, qui s’appuient sur le projet Lyon 2010 2. Un nouvelle manière de gouverner : exécutif restreint et circuits hiérarchiques courts, des gages d’efficacité 3. « Silence, on consulte ! » Mission conseil et cabinets de consultants planchent sur la nouvelle organisation des services communautaires 4. Bossard, Andersen, Cégos…, à chaque cabinet sa part de travail 5. 1991, le nouvel organigramme communautaire 6. La modernisation de la gestion du personnel, le grand chantier de Pierre Ducret 7. De nouvelles méthodes de travail 8. Le temps du bilan 9. Une continuité assumée durant le mandat de Raymond Barre
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